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Section de recherche

Sites archéologiques visibles et invisibles

BALADES ET VISITES ARCHEOLOGIQUES

SAINTE-CROIX - Un kilomètre à pied, ça use les caligae*!

Vue du goulet d'Entre Roches
Le Col des Étroits était probablement un lieu de surveillance gaulois, investi ensuite par des soldats romains. Ici, le goulet d'Entre Roches. Photo Caligae

* Caligae: sandales cloutées portées durant l’époque romaine…

L'association Caligae, avec la collaboration de la Direction de l'archéologie cantonale, propose quatre balades archéologiques dans les environs de Sainte-Croix.

Les parcours du Col des Étroits, de L´Auberson, des Gorges de Covatanne et du Chasseron sont balisés de panneaux didactiques en langues française et allemande et munis d'un QR code avec audiodescription (en français uniquement).

Préparez votre équipement de randonnée et cliquez ici.

AVENCHES - La ville et le musée romain

Mur d'enceinte d'Avenches
Le mur d’enceinte d’Avenches, alors long de 5,5 kilomètres et symbole de l’accession de la ville au statut prestigieux de colonie romaine. © AVENTICVM – Site et Musée romains d’Avenches, photo Paul Lutz

Au cœur du territoire helvète, la cité romaine d’Aventicum, élevée au rang de colonie par l’empereur Vespasien vers 71/72 apr. J.-C., est l’un des sites archéologiques les plus riches de Suisse.

Après l’annexion par les Romains des territoires constituant la Suisse actuelle, en 15 av. J.-C., Aventicum devient le chef-lieu politique et administratif de la cité des Helvètes. Un port est attesté sur le lac de Morat dès 5/6 apr. J.-C., tandis que la ville commence à se développer autour de rues perpendiculaires, caractéristiques des cités romaines.

Avenches connaît une longue période faste jusqu'au début du 3e siècle, lequel rencontre en revanche des temps politiques troublés sur sa fin. Cette époque marque alors le déclin de la colonie, même si des activités édilitaires (de l'administration urbaine) et artisanales sont encore signalées aux 4e, 5e et 6e siècles. Avenches devient ensuite siège épiscopal jusqu’au 6e siècle.

De nombreux vestiges de l’antique cité sont encore visibles, à commencer par son imposant amphithéâtre, qui pouvait accueillir quelque 16'000 spectateurs. Dans la tour de défense médiévale qui le surplombe est installé le musée du site. La visite se poursuit avec le temple de la Grange-des-Dîmes, dédié sans doute à la divinité gauloise romanisée, Mercure Cissonius, dieu des voyageurs et des marchands. Non loin se trouve le sanctuaire du Cigognier, dédié au culte de l’empereur et dans l’axe du temple est installé le théâtre. La cité romaine d’Aventicum possédait aussi dans son infrastructure de luxueux bains publics, signe que la ville avait accédé à un statut plus important. Le site propose encore bien d’autres monuments à visiter, comme l’enceinte, avec ses différentes portes, ou la "Tornallaz", la seule des 73 tours subsistant encore.

Site visitable

Site et musée romains d’Avenches

ORBE - La villa romaine et les mosaïques de Boscéaz

Médaillon d'une mosaïque romaine d'Orbe-Boscéaz
Médaillon de la mosaïque des Divinités représentant Sol, dieu du Soleil, de la Lumière et de la Chaleur. Avec sa sœur Luna, il symbolise le cycle des saisons. © Fibbi-Aeppli

La villa s'étend sur une vaste terrasse offrant une vue exceptionnelle sur la plaine de l'Orbe et au-delà. De cet édifice prestigieux, on peut découvrir huit mosaïques présentées in situ dans des pavillons.


Les mosaïques dégagées au 19e siècle avaient déjà donné une première idée de la richesse du site. Mais ce sont les photographies aériennes de 1976 qui révèleront que ces pavements s’intègrent dans un édifice de plus de 200 m de long, au cœur d’un domaine agricole clos de 400 m de côté.


Dès 1986, le site a fait l’objet de fouilles qui ont permis d’en préciser l'histoire. La villa a été édifiée à la fin du 2e s. apr. J.-C., sur les vestiges d’un édifice du 1er siècle de notre ère. A la fin du 3e siècle, le palais est abandonné. Certaines pièces seront réutilisées par la suite, mais au 5e siècle, le site est définitivement abandonné et utilisé comme carrière.
Les mosaïques, peintures murales, portiques à colonnade, pièces chauffées par hypocauste et bassins d'agrément témoignent du luxe de l’édifice.

Depuis l'été 2014, les visiteurs peuvent découvrir le site en réalité augmentée, grâce à des tablettes numériques proposant une promenade virtuelle de la villa, sous la conduite de son auguste propriétaire Lucius.

Neuf mosaïques ont été découvertes au total sur le site, visitables, à l'exception de la plus récemment mise au jour, illustrant l'histoire d'Ulysse arrivant sur l'île de Skyros. Sur les huit mosaïques visibles, trois comportent des scènes figurées, la plus connue étant celle dite "des Divinités", qui représente les sept dieux planétaires de l'Antiquité romaine. Ces pavements ont fait l'objet d'un programme complet de restauration, étalé sur plusieurs années.

Site visitable

Fondation Pro Urba
Commune d’Orbe

NYON - La ville et le musée romain

Musée romain de Nyon
Jules César vous accueille au Musée romain de Nyon. © Musée romain de Nyon

C’est entre 50 et 44 av. J.-C. que commence l’histoire de Nyon, lorsque Jules César fait fonder la Colonia Iulia Equestris. Son chef-lieu est Noviodunum, il se situe exactement sous la Nyon actuelle. Sise sur les rives du Léman, la plus ancienne ville romaine créée sur le territoire de la Suisse actuelle abrite d’impressionnants témoins de son passé antique.


En contrebas de la vieille ville se trouve l’amphithéâtre, découvert en 1996. Sixième édifice de ce type mis au jour en Suisse et le seul de l’arc lémanique, ce monument montre le rôle de premier ordre que jouait la colonie de Nyon sur le Plateau suisse.


Sur l’Esplanade des Marronniers, on peut admirer des colonnes monumentales surmontées d’une corniche sculptée, qui appartenaient à l’origine au portique de la partie sacrée du forum. Dans les villes romaines, celui-ci représente l’espace principal autour duquel s’organisent les édifices administratifs, judiciaires et religieux.


À Nyon, la basilique construite au 1er s. apr. J.-C. fermait la partie publique du forum côté lac. C'est dans ses fondations, conservées sur plus de deux mètres, que le musée a été installé. On peut y découvrir une riche collection d’objets de la vie quotidienne, artisanale, économique et religieuse, ainsi que des vestiges imposants de sculptures. Des maquettes reconstituent le forum et le chantier de construction de la basilique. La muséographie a été entièrement renouvelée en 2009, à l’occasion du 30e anniversaire du Musée.

Site visitable

Musée romain de Nyon

ROMAINMÔTIER - Abbatiale et bourg médiéval

L'abbatiale de Romainmôtier
D'hier à aujourd'hui, l'Abbatiale de Romainmôtier... il est des lieux où souffle l'Esprit. © Fibbi-Aeppli

L’Abbatiale de Romainmôtier, au cœur du bourg médiéval magnifiquement préservé, a été le premier des prieurés clunisiens en territoire suisse et reste l’une des rares grandes églises des débuts de l’art roman encore presque intacte.

Fondé vers 450 apr. J.-C., le couvent est donné en 928-929 à Cluny. Il restera prospère durant cinq siècles, avant d’être supprimé en 1536, à l’introduction de la Réforme. L’église est ensuite consacrée au culte protestant.


Les fouilles menées par étapes entre 1986 et 2002 ont montré que l'église romane actuelle, érigée au 11e siècle et réplique réduite de Cluny II, succède à plusieurs églises, dont la première remonte à la fondation du monastère au milieu du 5e siècle.
Les plans de ces étapes sont visibles dans le sol de la nef et du fond du chœur.


A noter également la nouvelle présentation de l'ambon sculpté daté du 8e siècle, le plus complet de Suisse.


Le périmètre des anciens cloîtres a été réaménagé en parcours archéologique. Les pelouses et plantations mises en place en 2001 différencient les espaces ouverts de l'intérieur des bâtiments, invitant les visiteurs à circuler selon l'ancienne disposition des lieux.


Le monastère était entouré d'une enceinte fortifiée, encore partiellement conservée. En face de l’église, on peut en voir la tour de l’Horloge du 14e siècle, ainsi que l'ancienne porte qui protégeait les bâtiments conventuels.

Site visitable

Commune de Romainmôtier-Envy
Via Cluny
Office du tourisme d'Yverdon-les-Bains et région

UN PATRIMOINE REMARQUABLE

Aujourd’hui, dans le canton de Vaud, seule une trentaine de sites archéologiques sur quelque 4300 recensés à ce jour sont accessibles au public.

En effet, selon le principe de l'archéologie préventive, après avoir été fouillés, la majorité d'entre eux sont détruits pour laisser place à des constructions modernes... dont certaines finiront peut-être à leur tour par appartenir au patrimoine archéologique du canton. Dans quelques siècles.

Les lieux présentés sont répartis en deux rubriques:

 Vers la liste alphabétique complète

Des sites inscrits à l'UNESCO

Vue aérienne de la station lacustre de Chabrey/Montbec
La station lacustre immergée de Chabrey-Pointe de Montbec, lac de Neuchâtel. © B. Arnold

Le canton de Vaud recèle de nombreuses stations palafittiques en bordure de ses lacs.

En 2011, une sélection de sites lacustres de Suisse - dont près d'une moitié de sites vaudois - mais aussi d'Allemagne, de France, d'Italie, de Slovénie et d'Autriche ont été inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO (Sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes).

Pour en savoir davantage, rendez-vous ici

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