Se faire vacciner: toutes les réponses que vous cherchez

Le coronavirus est très contagieux. Même si la majorité des personnes infectées ne présentent que des symptômes légers ou aucun symptôme, certaines d’entre elles développent des symptômes graves, en particulier les personnes vulnérables.

Le but du vaccin consiste à réduire les formes sévères de la maladie et les décès. Il permet aussi de préserver les capacités des hôpitaux et d’éviter les pénuries de personnel.

En Suisse, les vaccinations se font à titre volontaire. Aucune obligation n’est prévue.

Comment se faire vacciner ?

La vitesse de vaccination va pouvoir s’accélérer ces prochaines semaines grâce à des livraisons enfin plus importantes des deux vaccins approuvés en Suisse, Moderna et Pfizer. Le canton augmente les capacités de vaccination de ses infrastructures pour vacciner aussi vite que possible tout en garantissant une seconde dose dans un intervalle de 4 à 6 semaines. 

Pour prendre un rendez-vous : www.coronavax.ch ou 058 715 11 00).

Est-ce que je fais partie des personnes prioritaires pour une vaccination?

Faites le test sur le site coronavax.ch

Selon le résultat, il vous sera recommandé de vous faire vacciner

Faire le test

Vous désirez prendre un rendez-vous pour vous faire vacciner ?

Un rendez-vous en ligne: sur le site coronavax.ch

De nouvelles plages de rendez-vous sont ouvertes chaque jour, en tenant compte de la nécessité de prévoir 2 injections pour chaque personne. Pour cette raison, merci de prendre patience si votre demande ne peut pas être prise en compte aussi vite que vous le souhaitez.

Par téléphone: 058 715 11 00 

Tous les jours de 8h00 à 20h30

Comment se faire vacciner dans le canton de Vaud

Vous avez aussi la possibilité de télécharger le Flyer "Comment me faire vacciner" (PDF, 103 Ko) et la vidéo à la rubrique Documentation.

Quelles sont les personnes prioritaires pour les premières étapes de la vaccination ?

Dès le 14 avril, le dispositif est élargi et permet de vacciner les personnes prioritaires suivantes :

  • Les personnes âgées de 50 ans et plus (nées en 1971 ou avant) 
  • Les personnes vulnérables, soit les personnes atteintes d’un syndrome de Down, d’une insuffisance cardiaque ou respiratoire, d’une hypertension artérielle sévère, d’un cancer, d’obésité importante ou d’une faiblesse immunitaire.

Les personnes vulnérables doivent présenter une attestation médicale qui certifie que leur pathologie correspond aux critères médicaux précisés.  Cette attestation peut s’obtenir sans rendez-vous auprès de son médecin traitant, par téléphone. Le médecin peut la remettre à un proche ou bien l'envoyer directement à la personne concernée, par courrier ou par courriel. L’attestation doit être présentée lors du premier rendez-vous de vaccination. Sans cette attestation, l'entrée au centre sera refusée. Attention, toutes les maladies ci-dessus ont des critères médicaux spécifiques :consulter les critèreS MÉDICAUX

  • Les personnels du système de santé en contact direct avec les patients. Sont concernées les personnes qui travaillent en hôpital, en policlinique ou permanence médicale, en cabinet ou en indépendant. Elles devront attester de leur appartenance à ce groupe à leur arrivée dans un centre de vaccination, sans quoi la vaccination leur sera refusée.
  • Les proches aidants de personnes vulnérables qui vivent sous le même toit que la personne qu’ils assistent. Une attestation sur l’honneur écrite est exigée à l’admission au centre de vaccination
  • Les personnes hébergées dans des institutions communautaires

 

 

Quels sont les lieux de vaccination?

À ce jour, 7 centres de vaccination sont à disposition et desservent l'ensemble du territoire vaudois: 

  • CHUV - Lausanne
  • Beaulieu - Lausanne
  • Ensemble Hospitalier de la Côte – Morges – EHC
  • Etablissements Hospitaliers du Nord Vaudois à Yverdon – EHNV
  • Clinique la Lignière à Gland
  • Hôpital Intercantonal de la Broye – HIB prise de rendez-vous possible dès le 18 janvier, vaccination à partir du 25 janvier
  • Hôpital Riviera-Chablais – HRC prise de rendez-vous possible dès le 18 janvier, vaccination à partir du 25 janvier

En plus de la participation des médecins installés en cabinet qui vaccinent déjà leurs patients éligibles, plusieurs nouveaux lieux seront inaugurés dans les prochains jours. 

Cliquez sur l'image pour accéder au guichet cartographique www.geo.vd.ch

Vous pouvez visualiser les lieux de vaccination et de test du canton sur le thème Covid du guichet cartographique de l’Etat de Vaud. La sélection à gauche permet de choisir le type de lien voulu. Un clic sur le lieu affiche toutes les informations pratiques.

J'ai besoin d'en savoir plus sur la vaccination, à qui puis-je m'adresser ?

Le site de l'office fédéral de la santé publique renseigne sur le pourquoi de la vaccination, comment cela fonctionne, etc. Consulter le site

Hotline vaudoise: 058 715 11 00

Tous les jours de 8h00 à 20h30

Hotline nationale: 058 377 88 92

Tous les jours de 6h à 23h

Consulter la FAQ sur la situation vaudoise ci-dessous.

Consulter le communiqué de presse du 5 janvier

 

 


Suivre l'évolution de la vaccination en direct sur https://vaccination.datacovidvaud.ch

Combien de personnes ont-elles été vaccinées ?

Vous pouvez suivre l'évolution de la campagne de vaccination en direct sur en cliquant sur l'image ou sur https://vaccination.datacovidvaud.ch.

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Les questions générales sur la vaccination

PRISE DE RENDEZ-VOUS / QUESTIONS PRATIQUES

Combien ça coûte ? Faut-il payer sur place ?
Le vaccin est gratuit pour la population, sans franchise ni quote-part. Il n’y a donc rien à payer.

Où en est la vaccination dans le Canton de Vaud ?
Le Canton de Vaud a débuté la campagne de vaccination à fin décembre 2020 dans les EMS et, en janvier, dans les centres situés dans chacune des régions sanitaires du canton. Les personnes les plus vulnérables sont prises en charge par ordre de priorité.  Après avoir vacciné près des deux tiers des personnes éligibles en priorité 1, le canton a ouvert le 29 mars la vaccination au groupe prioritaire 2. Dès le 14 avril, la vaccination s’étend aux groupes 3 et 4 grâce à l’arrivée en plus grandes quantités de vaccins et l’ouverture prochaine de centres de vaccinations.  (voir les critères).

Je pense faire partie des personnes vulnérables – comment puis-je prendre rendez-vous ? Où dois-je m’annoncer ?
La prise de rendez-vous est ouverte via le site www.coronavax.ch ou par téléphone à la Hotline vaccination cantonale au 058 715 11 00. Avant la prise de rendez-vous, une autoévaluation en ligne ou par téléphone sera faite afin de savoir si vous êtes éligible en priorité à la vaccination.

Depuis le 14 avril, les personnes vulnérables prioritaires sont celles âgées de 50 ans et plus, ainsi que les personnes vulnérables, c’est-à-dire celles qui sont atteintes d’un syndrome de Down, d’une insuffisance cardiaque ou respiratoire, d’une hypertension artérielle sévère, d’un cancer, d’obésité importante ou d’une faiblesse immunitaire.

Est-ce que je peux me faire vacciner chez mon médecin ?
En effet, environ 250 médecins installés vaccinent leur patientèle vulnérable depuis la mi-mars. Répartis dans tout le canton, ces cabinets proposent d’abord uniquement la vaccination à 10'400 de leurs propres patients les plus à risques. Pour le moment, les personnes éligibles à la vaccination n'ont pas besoin de contacter directement leur médecin pour prendre rendez-vous pour se faire vacciner.

Est-ce que je peux me faire vacciner à la pharmacie ?
Cela n’est pas le cas pour le moment en raison du manque de doses disponibles. L’objectif du Canton est de pouvoir proposer la vaccination au plus près des personnes, notamment dans les pharmacies, dès que possible.

J'aimerais prendre deux rendez-vous en même temps, par exemple pour aller avec un membre de ma famille également éligible, comment faire ?
Pour avoir deux rendez-vous consécutifs, il est recommandé de prendre ces rendez-vous par téléphone en appelant la Hotline vaccination cantonale au 058 715 11 00. Il faut que les deux personnes soient éligibles à la vaccination.

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Qui peut se faire vacciner contre le COVID?

Qui a droit à un vaccin, qui sont les personnes éligibles ?

Tout le monde, à terme – sauf les enfants, les jeunes de moins de 18 ans et les femmes enceintes. Mais tout le monde ne pourra pas se faire vacciner dès les premières semaines : il n’y a pas assez de doses ni de personnel pour que toute la population y ait accès d’emblée. La Confédération a établi des groupes prioritaires et le Canton de Vaud va respecter l’ordre ainsi défini.

La vaccination est accessible aux personnes résidant en Suisse de manière permanente ou qui y travaillent ET font partie des groupes prioritaires. C’est le cas de certains professionnels de santé en contact régulier avec les personnes prioritaires. Les visiteurs et touristes, parents ou amis résidents à l’étranger ne sont pas concernés dans un premier temps. 

Les groupes prioritaires sont constitués des personnes suivantes :

  • Les personnes âgées de 50 ans et plus
  • Les personnes vulnérables, soit les personnes atteintes :
    du syndrome de Down (trisomie 21)
    d’une insuffisance cardiaque ou respiratoire
    d’une hypertension artérielle sévère,
    d’un cancer,
    d’obésité importante,
    d’une faiblesse immunitaire
    d'une cirrhose du foie
    de maladies rénales chroniques.

Les personnes qui appartiennent à cette catégorie doivent présenter une attestation médicale qui certifie que leur pathologie correspond aux critères médicaux précisés ici. Sans cette attestation, l’entrée au centre de vaccination leur sera refusée.

  • Les personnels du système de santé en contact direct avec les patients. Sont concernées les personnes qui travaillent en hôpital, en policlinique ou permanence médicale, en cabinet ou en indépendant. Elles devront attester de leur appartenance à ce groupe à leur arrivée dans un centre de vaccination, sans quoi la vaccination leur sera refusée.
  • Les proches aidants vivant sous le même toit que la personne qu’ils assistent. Ils doivent se munir d’une attestation écrite sur l’honneur, à présenter à leur arrivée au centre de vaccination.
  • Les personnes hébergées dans des institutions communautaires

 

CRITÈRES DÉTAILLÉS, groupes prioritaires 1 et 2

1. Hypertension artérielle

  • Hypertension artérielle avec atteinte dʼorganes cibles
  • Hypertension artérielle résistante au traitement

2. Maladies cardiovasculaires

2.1 Critères généraux

  • Patients ayant une dyspnée de classe fonctionnelle NYHA II–IV et NT-Pro BNP > 125 pg/ml
  • Patients ayant au moins 2 facteurs de risques cardiovasculaires (dont du diabète ou de l’hypertension artérielle)
  • Antécédent dʼattaque cérébrale et/ou vasculopathie symptomatique
  • Insuffisance rénale chronique (stade 3, DFG <60ml/min)

2.2 Autres critères

2.2.1 Maladie coronarienne

  • Infarctus du myocarde (STEMI et NSTEMI) au cours des 12 derniers mois
  • Syndrome coronarien chronique symptomatique malgré un traitement médical (indépendamment de toute revascularisation préalable)

2.2.2 Maladie des valves cardiaques

  • Sténose modérée ou sévère et/ou régurgitation associée à au moins un critère général
  • Tout remplacement valvulaire chirurgical ou percutané associé à au moins un critère général

2.2.3 Insuffisance cardiaque

  • Patients ayant une dyspnée de classe fonctionnelle NYHA II–IV ou NT-Pro BNP > 125pg/ml malgré un traitement médical de toute FEVG (ICFEP, ICFEI, ICFER)
  • Cardiomyopathie de toute origine
  • Hypertension artérielle pulmonaire

2.2.4 Arythmie

  • Fibrillation atriale avec un score CHA2DS2-VASc d’au moins 2 points
  • Implantation préalable dʼun stimulateur cardiaque (y c. implantation dʼun appareil dʼICD et/ou de CRT) associée à un critère général

2.2.5 Adultes atteints dʼune maladie cardiaque congénitale

  • Maladie cardiaque congénitale selon l’évaluation individuelle par le cardiologue traitant

3. Diabète

  • Diabète sucré, avec complications tardives ou une HbA1c ≥ 8%

4. Maladies pulmonaires et respiratoires chroniques

  • Maladies pulmonaires obstructives chroniques, stades II-IV de GOLD
  • Emphysème pulmonaire
  • Asthme bronchique non contrôlé, notamment sévère
  • Maladies pulmonaires interstitielles / fibrose pulmonaire
  • Cancer actif des poumons
  • Hypertension artérielle pulmonaire
  • Maladie vasculaire pulmonaire
  • Sarcoïdose active
  • Fibrose kystique
  • Infections pulmonaires chroniques (mycobactérioses atypiques, bronchectasies, etc.)
  • Patients sous assistance respiratoire
  • Maladies associées à une capacité pulmonaire fortement réduite

5. Maladies/traitements qui affaiblissent le système immunitaire

  • Immunosuppression sévère (p. ex., infection au VIH avec un nombre de cellules T CD4+ < 200/μl)
  • Neutropénie (<1'000 neutrophiles/μl) ≥1 semaine
  • Lymphocytopénie (<200 lymphocytes/μl)
  • Immunodéficiences héréditaires
  • Prise de médicaments qui répriment les défenses immunitaires (p. ex., prise de glucocorticoïdes durant une longue période [une dose équivalente de prednisolone > 20 mg/jour], anticorps monoclonaux, cytostatiques, produits biologiques, etc.)
  • Lymphomes agressifs (tous les types)
  • Leucémie lymphatique aiguë
  • Leucémie myéloïde aiguë
  • Leucémie aiguë promyélocytaire
  • Leucémie prolymphocytaire T
  • Lymphome primitif du système nerveux central
  • Transplantation de cellules souches
  • Amyloïdose (amyloïdose à chaînes légères [AL])
  • Leucémie lymphatique chronique
  • Myélome multiple
  • Drépanocytose
  • Greffe de moelle osseuse
  • Greffe dʼorganes
  • Personnes sur liste dʼattente en vue dʼune greffe

6. Cancer

  • Cancer en traitement médical

7. Obésité

  • Patients ayant un indice de masse corporelle (IMC) d’au moins 35 kg/m2

8. Maladies hépatiques

  • Cirrhose du foie

9. Maladies rénales

  • Insuffisance rénale chronique avec DFG < 60 ml/min

10 Syndrome de Down (Trisomie 21)

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Est-ce que vous pensez que je devrais me faire vacciner ?  Pourquoi ?
Si vous avez plus de 50 ans ou souffrez d'affections qui vous rendent vulnérables (voir les critères), ce serait vraiment une très bonne chose que vous fassiez ce choix: avec ce profil, vous avez un risque élevé de tomber gravement malade, voire de décéder si vous attrapez le Covid-19. En effet, actuellement, les soins intensifs reçoivent des patients plus jeunes qu’au début de la pandémie, notamment des personnes de 50 à 65 ans. Si vous êtes plus jeune et en bonne santé, il est aussi recommandé de le faire, même si vous courez à titre personnel moins de danger, car vous avez peut-être dans votre famille, vos amis, vos collègues, vos voisins, une personne à risque que vous pourriez contaminer sans le savoir. De façon générale, plus le nombre de personnes vaccinées est élevé, moins le virus circulera, et plus nous pourrons revenir rapidement à un mode de vie plus « normal », avec moins de quarantaines, mais aussi plus de relations sociales, des visites dans les EMS moins risquées, etc. Il revient à chacun de réfléchir à la balance risque/bénéfice, en incluant dans votre réflexion également le rôle que vous pouvez jouer par rapport à la société et aux plus vulnérables. 

J’ai 25 ans et je suis en parfaite santé – est-ce que ça a un sens que je me fasse vacciner ?
Vous ne pourrez pas vous faire vacciner tout de suite, parce vous n’appartenez pas à un groupe prioritaire. Vous avez très peu de risques de développer une forme grave de la maladie. Cependant, il est recommandé qu’un maximum de gens se fassent vacciner, y compris parmi les personnes non vulnérables, pour diminuer la circulation du virus et donc du nombre de gens malades, et ainsi protéger les populations à risque. Cela permettrait aussi aux hôpitaux de pouvoir remplir au mieux toutes leurs missions, notamment de reprendre les opérations non vitales et pallier aux maladies sévères hors Covid-19 ou accidents graves.

Et si je suis enceinte ?
Si vous êtes enceinte et pensez avoir besoin d’être vaccinée, il est recommandé de consulter votre gynécologue. Bien que, dans d’autres pays, plusieurs milliers de femmes enceintes aient déjà été vaccinées, il n’existe pas encore de données cliniques qui garantissent totalement la sécurité de la vaccination chez les femmes enceintes. Pour cette raison, l’OFSP et la Société suisse de Gynécologie et d’Obstétrique s’accordent pour ne vacciner que les femmes enceintes à haut risque de complications liées au Covid, au cours du 2e ou du 3e trimestre ; ceci après un entretien d’information auprès d’un.e professionnel.le de santé et sur la base d’une prescription écrite. Un suivi plus attentif de la grossesse et de la période après accouchement est recommandé. Des informations pour les professionnel.le.s de santé qui vous suivent sont aussi disponibles.

Et si j’ai une maladie auto-immune ?
Il n’y a pas de contre-indication pour l’instant.

Et si j’ai de nombreuses allergies ?
Deux patients ayant des antécédents de chocs anaphylactiques ou d’œdème de Quincke ont eu une forte réaction au vaccin de Pfizer. Pour les personnes qui ont ce passé médical, il est recommandé d’attendre l’arrivée d’un autre vaccin. Pour les autres types d’allergies (fruits à coque, crustacés, pollens, etc), il n’y a pas de contre-indication. En cas de doute, parlez-en avec votre médecin.

Et si j’ai déjà eu le Covid-19 ?
Il est possible de se faire vacciner 6 mois après un Covid documenté pour les personnes de 50 ans ou plus et celles qui sont vulnérables (voir les critères). Les dernières données scientifiques montrent que l’immunité naturelle créée par la maladie protège plus de six mois les personnes infectées – il n’est donc pas utile de se faire vacciner plus tôt après une infection.

Et si je pense l’avoir eu mais que je n’ai pas fait de test ?
Dans cas, se faire vacciner est recommandé. Si vous le désirez, vous pouvez néanmoins faire au préalable un dosage des anticorps chez votre médecin traitant pour savoir si vous avez déjà  été infecté.

Dois-je faire vacciner mes enfants ?
Non, le canton ne vaccinera pas les personnes de moins de 18 ans.

Je ne suis pas à risque, mais je veux me porter volontaire – est-ce que je peux déjà me faire vacciner avant les autres ?
Non, l’ordre des priorités établi par la Confédération repose sur des critères éthiques et de santé publique – il sera respecté.

LES MOMENTS DE LA VACCINATION / QUESTIONS MEDICALES

Concrètement, comment se passe la vaccination ?
Il s’agit d’une injection intramusculaire, de 2 doses, qui sont administrées à 4-6 semaines d’intervalle environ. Si le délai entre les deux est un peu plus long, cela n’a pas d’incidence sur l’efficacité. Le rendez-vous pour la 2ème injection est fixé lors du premier vaccin.

Suis-je protégé dès la première injection ?
Une protection intervient entre 10 et 15 jours après la première injection – le corps fabrique déjà des anticorps. Mais pour être mieux protégé pour quelques mois, il faut recevoir une seconde injection environ quatre à six semaines après la première.

Ma seconde dose devait m’être injectée quatre semaines après la première, mais mon rendez-vous a été repoussé de deux semaines. Est-ce que cet intervalle de six semaines rend le vaccin moins efficace ou dangereux ?
Votre rendez-vous a été modifié en raison d’un retard à la livraison des vaccins, comme vous l’avez probablement entendu ou lu dans les médias. Mais cela n’a pas de conséquence sur l’efficacité du vaccin, ni sa sûreté. Au contraire : l’allongement de l’intervalle entre les deux doses ne peut qu’améliorer la réponse immune. Nous vous rappelons que la protection 14 jours après la première dose déjà est supérieure à 90%. La seconde est surtout utile pour augmenter la durée de la protection (et la faire perdurer sans doute au-delà de six mois, mais à ce jour les scientifiques manquent de recul pour être plus précis).

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et l’OFSP recommandent un intervalle de 3 à 6 semaines entre les deux injections, qu’il s’agisse du vaccin de Pfizer comme celui de Moderna. Le Canton de Vaud reste donc aligné sur ces directives.

Avec qui en parler si j’ai des doutes sur la vaccination ou des questions?
Avec votre médecin. Si vous n’en avez pas ou qu’il n’est pas disponible, vous pouvez appeler la Hotline, au 058 715 11 00.

ASPECTS SCIENTIFIQUES, EFFICACITE, RISQUES

Swissmedic a autorisé l’utilisation des vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna en Suisse. Qu’est-ce qu’il y a dedans et comment est-ce qu’ils marchent ?
Ces deux vaccins sont conçus sur le même principe. Ils sont dits « ARNm », parce qu’ils contiennent de l’acide ribonucléique messager. Cette molécule est produite en laboratoire à partir d’un petit bout du coronavirus. L’ARNm porte, comme son nom l’indique, un message : il va dire à nos cellules comment elles doivent fabriquer les petites pointes présentes sur la surface du virus (ces pointes sont en fait des protéines appelées Spike). En présence de cet ARNm, notre corps comprend le message et fabrique lui-même ces pointes. Ces pointes ne rendent pas malade quand elles sont toutes seules (sans le reste du coronavirus). Dans un deuxième temps, l’organisme comprend qu’il doit se protéger contre elles ; il se met alors à fabriquer des anticorps, qui sont comme des soldats prêts à combattre la maladie. Ces soldats fabriqués par notre organisme par le vaccin sont spécialisés dans la lutte contre le Covid-19. Si le virus essaie d’infecter le corps d’une personne vaccinée, parce qu’elle est en contact avec quelqu’un qui a le virus, alors ces soldats vont défendre son corps contre l’attaque et la personne ne tombera pas malade – ou beaucoup moins gravement que si elle n’avait pas été vaccinée.
Ces deux vaccins contiennent de l’ARNm et une enveloppe d’huile dans lequel il voyage. Contrairement à de nombreux autres vaccins, ils ne contiennent pas d’adjuvant ni de stabilisateur, ce qui limite le risque d’effets secondaires à long terme et augmente donc sa sécurité.Vous trouverez ici un lien vers une vidéo qui explique le fonctionnement d’un vaccin à ARNm
https://www.swissmedic.ch/swissmedic/fr/home/notre-profil/publications/video/different-types-of-vaccine.html

Sommes-nous sûrs que ce vaccin est vraiment efficace ?
Oui, les données actuelles montrent que les deux premiers vaccins, à mRNA (Pfizer-BioNTech et  Moderna), ont une efficacité de 95%. C’est bien mieux que le vaccin contre la grippe par exemple, qui n’atteint chaque année que 60 à 70% d’efficacité.

Les vaccins actuellement utilisés en Suisse protègent-ils contre les nouveaux variants du virus ?

En l’état actuel des connaissances, l’efficacité de la vaccination contre le variant de Grande-Bretagne (B.1.1.7) n’est pas compromise. En ce qui concerne les variants d’Afrique du Sud (501.V2) et du Brésil (P.1), des effets sur l’efficacité des vaccins autorisés en Suisse ne peuvent être exclus à ce jour. La situation fait l’objet d’un suivi étroit et des informations seront publiées au fur et à mesure de l’évolution des connaissances. Les producteurs des vaccins disponibles en Suisse (Moderna et PfizerBioNTech) ont déjà fait savoir qu’ils pourraient produire un nouveau vaccin en l’espace de 6 semaines. C’est une adaptation plus facile à réaliser que les modifications nécessaires chaque année pour adapter les vaccins contre la grippe.

Est-il dangereux pour la santé ?
Les études actuelles, avec un suivi de près de 9 mois pour les premiers sujets, montrent que ces vaccins sont sûrs. Plus le temps passe et plus le nombre de personnes vaccinées augmentera, notamment dans les pays où la vaccination de masse a commencé, mieux nous pourrons nous assurer de leur sécurité.

Est-ce qu’il a des effets secondaires ?
Oui, il peut y avoir les effets secondaires habituels légers des vaccins : réactions cutanées locales, douleurs au point d’injection, symptômes grippaux (fatigue, douleurs musculaires, fièvre). Ces symptômes durent de quelques heures à quelques jours.

N’est-ce pas suspect qu’ils aient été fabriqués aussi vite ?
Non. Il est vrai que d’ordinaire le développement d’un vaccin prend beaucoup plus de temps. Mais deux paramètres expliquent cette rapidité. D’abord les ressources allouées : trouver un vaccin contre le Covid-19 est devenu une priorité pour beaucoup de pays et énormément d’argent public a été versé pour ce faire. En outre, beaucoup de scientifiques se sont mis à chercher un vaccin en même temps. C’est un peu comme pour un déménagement : ça va plus vite à six qu’à deux. Second paramètre, toutes les étapes habituelles, qui se font d’habitude l’une après l’autre, ont été effectuées en parallèle ou presque. Mais aucune étape n’a été sautée.

Est-ce que cette technologie de l’ARNm n’est pas trop récente pour qu’on l’utilise tout d’un coup dans un vaccin?
Elle semble récente parce qu'on n'en parlait pas publiquement avant qu'il soit question de vaccination contre le Covid. Même si cette technologie n'est pas encore répandue, elle fait l'objet de recherches dans le monde entier depuis déjà 10 ans environ, notamment pour le traitement de certains cancers et en immunothérapie. De plus, d'autres vaccins de ce type ont déjà été testés dans le cadre d'essais.

Est-ce que le vaccin a été testé sur suffisamment de gens, notamment de personnes vulnérables ?
Oui, clairement pour ce qui est des personnes âgées. Moins pour certaines maladies chroniques, et pas pour les immuno-supprimé.e.s. Il a aussi été testé sur des personnes qui ont un diabète, de l’asthme, une hépatite B ou C, ou sont HIV positives.

ORGANISATION, ASPECT LEGAL

Disposons-nous de doses en suffisance ?
Les vaccins arrivant en plus grandes quantités, le Canton de Vaud propose dès le 19 avril des prises de rendez-vous pour la vaccination dans les 7 centres de vaccination. Pour administrer le plus rapidement possible ces doses, plusieurs nouveaux lieux seront inaugurés ces prochains jours. Ces infrastructures permettront une adéquation idéale entre les doses à disposition et les capacités de vaccination, évitant ainsi tout délai et toute forme de stocks.

Nous pouvons vous assurer que nous mettons tout en œuvre pour assurer une vaccination sûre du plus grand nombre aussi rapidement que possible. Rappelons qu’une vaccination de cette ampleur est un défi logistique inédit.  La Confédération commande les vaccins qui sont ensuite distribués dès réception dans les cantons, au prorata de la population. Les doses actuellement disponibles sont très limitées, en raison de la forte demande internationale et des rythmes de production.

De nouveaux rendez-vous seront mis à disposition chaque jour en fonction des doses à disposition. Nous vous invitons à consulter régulièrement le site www.coronavax.ch ou la page d’information du canton de Vaud www.vd.ch/coronavirus-vaccin  et vous remercions de votre patience si vous n’obtenez pas de rendez-vous aussi vite que souhaité.

N’achetez pas de doses en-dehors du circuit

Swissmedic met en garde contre les offres de vaccins contre le COVID-19 en dehors des circuits officiels d’approvisionnement, qui proviennent d’organisations criminelles. Ces dernières profitent des difficultés actuelles d’approvisionnement pour proposer des vaccins contrefaits ou « détournés ». Toute personne qui se procure des vaccins en dehors des canaux fédéraux d’acquisition risque, dans le meilleur des cas, de payer des  produits qui ne sont jamais livrés, ou, pire, de recevoir des marchandises contrefaites ou inefficaces, ce qui met en danger les personnes qui seraient vaccinées avec. Pour plus d’information Mise en garde de Swissmedic : n’achetez ni vaccins ni d’autres médicaments sur Internet

Est-ce que la vaccination est obligatoire ?
Non, personne ne sera forcé à se vacciner. La vaccination est particulièrement recommandée pour les seniors et les personnes vulnérables qui ont le plus de risques de développer des formes graves du Covid-19, voire d’en décéder. Cependant, il est laissé au libre choix de chacun de décider s’il veut se faire vacciner. Le vaccin est gratuit. Si vous hésitez ou avez besoin de plus d’information après avoir lu cette page, parlez-en à votre médecin.

Est-ce qu’il faut être vacciné pour voyager à l’étranger ?
Pour l’instant, aucun pays n’a annoncé une telle obligation mais on ne peut pas l’exclure dans un avenir plus ou moins proche. Certains pays interdisent l’entrée sur leur territoire aux voyageurs qui ne sont pas vaccinés contre la fièvre jaune, pour prendre un exemple.

Mon conjoint (mon fils, ma mère…) n’a plus sa capacité de discernement – puis-je l’obliger à se faire vacciner ?
Si un représentant thérapeutique a été nommé, c’est à lui de prendre une décision appropriée, en discussion bien sûr avec la famille, les médecins et autant que possible avec la personne concernée. En l’absence de consensus face au projet de vaccination, la justice de paix peut être interpellée ; elle interviendra rapidement pour débloquer la situation.

Questions fréquentes pour les EMS

Si je me vaccine, est-ce que je pourrai à nouveau prendre dans mes bras celles et ceux qui me sont chers ?
Tant que le virus circule encore, ce ne sera pas possible: la vaccination n’est pas efficace à 100% et les câlins sont très propices à la transmission. Pour rappel, si une protection intervient environ 2 semaines après la première injection – le corps fabriquant déjà des anticorps -  la protection maximale est atteinte seulement après la deuxième injection. Mais cette protection n’est pas absolue. Pour cette raison, il est encore nécessaire de respecter les mesures de protection et de distanciation habituelles, y compris le port du masque, pendant quelques semaines en attendant que la circulation du virus diminue dans la communauté. C’est pour cela que la vaccination est aussi un acte de solidarité.


Si je me vaccine, est-ce que je n’aurai plus à observer de quarantaine dans ma chambre lorsque d’autres résidents sont malades?

Effectivement, vous n’aurez plus besoin d’observer de quarantaine si vous êtes vacciné.


Si je me vaccine, est-ce que je pourrai visiter mes proches sans avoir à faire de quarantaine à mon retour?
Vous devez attendre d’avoir reçu la deuxième dose du vaccin pour bénéficier d’une protection maximale. A partir de ce moment-là et dans le respect des recommandations de l’Office fédéral de la santé publique, , vous pourrez sortir de l’établissement et y revenir sans quarantaine..


Si je me vaccine, est-ce que je pourrai à nouveau partager un repas avec mes proches?
Vous devez attendre d’avoir reçu la deuxième dose du vaccin pour bénéficier d’une protection maximale. A partir de ce moment-là et dans le respect des recommandations de l’Office fédéral de la santé publique, ce sera possible.

Si je me vaccine est-ce que je pourrai à nouveau participer à des activités pour toute l’institution? Assister à des concerts ?
Vous devez attendre d’avoir reçu la deuxième dose du vaccin pour bénéficier d’une protection maximale. A partir de ce moment-là et dans le respect des recommandations de l’Office fédéral de la santé publique, ce sera possible.

Si je me vaccine, est-ce que je pourrai à nouveau chanter dans la chorale ?
Il est difficile de répondre à cette question sans savoir quel est le statut des autres membres de la chorale. Si tout le monde, ou en tout cas une grande proportion, est vacciné avec deux doses, ce devrait être possible. C’est la direction de l’institution qui devrait trancher en fonction de la couverture vaccinale.

Documentation à télécharger

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Des vidéos pour répondre à vos questions

Mythe #1 modifications génétiques

Réalité: les gènes ne sont pas modifiés

La réponse en vidéo (suisse allemand sous-titré en français)

Mythe #2 : phase rapidité des phases de développement

Réalité : le développement rapide n'a pas compromis la sécurité

La réponse en vidéo (suisse allemand sous-titré en français)

Mythe #3 : risque d'effets secondaires

Réalité :de légers effets secondaires peuvent survenir 

La réponse en vidéo (suisse allemand sous-titré en français)

Mythe #4 : risque d'infertilité

Réalité : la fertilité n'est pas affectée

La réponse en vidéo

Mythe #5 : risque de réactions allergiques

Réalité : les réactions allergiques sont rares

La réponse en vidéo

Mythe #6 : le "bras Covid"

Réalité : les douleurs au bras peuvent être désagréables mais inoffensives

La réponse en vidéo (suisse allemand sous-titré en français)

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