Se faire vacciner: toutes les réponses que vous cherchez

Le coronavirus est très contagieux. Même si la majorité des personnes infectées ne présentent que des symptômes légers ou aucun symptôme, certaines d’entre elles développent des symptômes graves, en particulier les personnes vulnérables.

Le but du vaccin consiste à réduire les formes sévères de la maladie et les décès. Il permet aussi de préserver les capacités des hôpitaux et d’éviter les pénuries de personnel.

En Suisse, les vaccinations se font à titre volontaire. Aucune obligation n’est prévue.

Comment se faire vacciner ?

En raison d’une diminution des doses livrées par les fabricants de vaccins à la Suisse, nous sommes obligés de ralentir notre rythme de vaccination, notamment pour pouvoir assurer une seconde doses aux personnes qui ont déjà reçu la première.

A partir du 22 février, il y aura moins de places que prévu pour une première injection dans nos centres de vaccination.

Ce ralentissement est indépendant de notre volonté et nous sommes désolés des désagréments qu’il crée.

Nous vous remercions de votre patience et mettons tout en oeuvre pour accélérer les vaccinations dès que nous serons livrés.

Est-ce que je fais partie des personnes prioritaires pour une vaccination?

Faites le test sur le site coronavax.ch

Selon le résultat, il vous sera recommandé de vous faire vacciner

Faire le test

Vous désirez prendre un rendez-vous pour vous faire vacciner ?

Un rendez-vous en ligne: sur le site coronavax.ch

De nouvelles plages de rendez-vous sont ouvertes chaque jour, en tenant compte de la nécessité de prévoir 2 injections pour chaque personne. Pour cette raison, merci de prendre patience si votre demande ne peut pas être prise en compte aussi vite que vous le souhaitez.

Par téléphone: 058 715 11 00 

Tous les jours de 8h00 à 20h30

Flyer et affiche explicatifs sont disponibles au téléchargement à la rubrique "documentation" en bas de page.

Quelles sont les personnes prioritaires pour cette première étape de la vaccination

Ce dispositif permet de vacciner dans un premier temps:

  • Les personnes âgées de plus de 75 ans ne vivant pas en institution
  • Les personnes vulnérables, soit les personnes qui souffrent: d’une insuffisance cardiaque ou respiratoire, d’une hypertension artérielle sévère, d’un cancer, d’obésité importante ou d’une faiblesse immunitaire.

    Les personnes vulnérables doivent présenter une attestation médicale qui certifie que leur pathologie correspond aux critères médicaux précisés. 
    Cette attestation peut s’obtenir sans rendez-vous auprès de son médecin traitant, par téléphone. Le médecin peut la remettre à un proche ou bien l'envoyer directement à la personne concernée, par courrier ou par courriel. L’attestation doit être présentée lors du premier rendez-vous de vaccination. Sans cette attestation, l'entrée au centre sera refusée. Attention, toutes les maladies ci-dessus ont des critères médicaux spécifiques : consulter les critèreS MÉDICAUX

  • Les personnels du système de santé travaillant aux soins intensifs, aux urgences ou dans des unités Covid. Ils doivent se munir d’une preuve écrite de leur employeur le confirmant.

Quels sont les lieux de vaccination?

 

À ce stade, 6 centres de vaccination sont à disposition et desservent l'ensemble du territoire vaudois:

  • CHUV - Lausanne
  • Ensemble Hospitalier de la Côte – Morges – EHC
  • Etablissements Hospitaliers du Nord Vaudois à Yverdon – EHNV
  • Clinique la Lignière à Gland
  • Hôpital Intercantonal de la Broye – HIB (prise de rendez-vous possible dès le 18 janvier, vaccination à partir du 25 janvier)
  • Hôpital Riviera-Chablais – HRC (prise de rendez-vous possible dès le 18 janvier, vaccination à partir du 25 janvier)
Cliquez sur l'image pour accéder au guichet cartographique www.geo.vd.ch

Vous pouvez visualiser les lieux de vaccination et de test du canton sur le thème Covid du guichet cartographique de l’Etat de Vaud. La sélection à gauche permet de choisir le type de lien voulu. Un clic sur le lieu affiche toutes les informations pratiques.

J'ai besoin d'en savoir plus sur la vaccination, à qui puis-je m'adresser ?

Le site de l'office fédéral de la santé publique renseigne sur le pourquoi de la vaccination, comment cela fonctionne, etc. Consulter le site

Hotline vaudoise: 058 715 11 00

Tous les jours de 8h00 à 20h30

Hotline nationale: 058 377 88 92

Tous les jours de 6h à 23h

Consulter la FAQ sur la situation vaudoise ci-dessous.

Consulter le communiqué de presse du 5 janvier

 

 


Suivre l'évolution de la vaccination en direct sur https://vaccination.datacovidvaud.ch

Combien de personnes ont-elles été vaccinées ?

Vous pouvez suivre l'évolution de la campagne de vaccination en direct sur en cliquant sur l'image ou sur https://vaccination.datacovidvaud.ch.

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Les questions fréquentes sur la vaccination

Questions fréquentes:

Les questions générales sur la vaccination

PRISE DE RENDEZ-VOUS / QUESTIONS PRATIQUES

Combien ça coûte ? Faut-il payer sur place ?
Le vaccin est gratuit pour la population, sans franchise ni quote-part. Il n’y a donc rien à payer.

Quand va débuter la vaccination dans le Canton de Vaud ?
Depuis fin décembre 2020, des équipes mobiles vont dans les EMS du canton pour vacciner les résidents et le personnel qui s’en occupe. Depuis le 11 janvier, des centres dans chacune des régions sanitaires du canton prennent progressivement en charge les personnes vulnérables.

 Je fais partie des personnes vulnérables – comment puis-je prendre rendez-vous ? Où dois-je m’annoncer ?
La prise de rendez-vous est ouverte depuis le 7 janvier via le site www.coronavax.ch ou par téléphone à la Hotline vaccination cantonale au 058 715 11 00. Avant la prise de rendez-vous, une autoévaluation en ligne ou par téléphone sera faite afin de savoir si vous êtes éligible en priorité à la vaccination. Actuellement, les personnes prioritaires sont les personnes âgées de 75 ans et plus ainsi que les personnes vulnérables, soit les personnes qui souffrent d’une insuffisance cardiaque ou respiratoire, d’une hypertension artérielle sévère, d’un cancer, d’obésité importante ou d’une faiblesse immunitaire. Les personnes nées en 1946 ou avant ont été contactées personnellement par courrier (PDF, 315 Ko).

La vaccination a débuté le 11 janvier au CHUV, à l’EHC (Ensemble Hospitalier de la Côte – Morges), aux EHNV (Établissements Hospitaliers du Nord Vaudois à Yverdon) et à la clinique la Lignière à Gland. Les sites de vaccination dans les centres de l’Hôpital Intercantonal de la Broye (HIB) et de l’Hôpital Riviera-Chablais (HRC) ouvriront le 25 janvier. Pour ces deux derniers centres, les rendez-vous peuvent être pris depuis lundi 18 janvier.

Pour les EMS, la première phase de vaccination démarrée le 30 décembre se poursuit. Des équipes de vaccination mobiles sont engagées.

Est-ce que je peux me faire vacciner chez mon médecin ?
Pas dans un premier temps, à cause des problèmes logistiques que pose la conservation et le transport du vaccin de Pfizer-BioNTech, le seul dont nous disposons pour l’instant. Cependant, le vaccin Moderna est d’un usage plus facile et pourra être utilisé chez les médecins traitant dans un deuxième temps.

Est-ce que je peux me faire vacciner à la pharmacie ?
Pas dans un premier temps, à cause des problèmes logistiques que pose la conservation et le transport du vaccin de Pfizer-BioNTech, le seul dont nous disposons pour l’instant. Cependant, le vaccin Moderna est d’un usage plus facile et pourra probablement être utilisé dans les pharmacies dans un deuxième temps.

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Qui peut se faire vacciner contre le COVID?

Qui a droit à un vaccin, qui sont les personnes vulnérables ?

Tout le monde, à terme – sauf les enfants, les jeunes de moins de 18 ans et les femmes enceintes. Mais tout le monde ne pourra pas se faire vacciner dès les premières semaines : il n’y a pas assez de doses ni de personnel pour que toute la population y ait accès d’emblée. La Confédération a établi des groupes prioritaires et le Canton de Vaud va respecter l’ordre ainsi défini.

La vaccination est accessible aux personnes résidant en Suisse de manière permanente ou qui y travaillent ET font partie des groupes prioritaires. C’est le cas de certains professionnels de santé en contact régulier avec les personnes prioritaires. Les visiteurs et touristes, parents ou amis résidents à l’étranger ne sont pas concernés dans un premier temps. 

Le groupe prioritaire est constitué des personnes suivantes :

  • Les personnes âgées de plus de 75 ans ne vivant pas en institution

  • Les personnes vulnérables, soit les personnes qui souffrent:
    d’une insuffisance cardiaque ou respiratoire,
    d’une hypertension artérielle sévère,
    d’un cancer,
    d’obésité importante,
    d’une faiblesse immunitaire.
    Les personnes qui appartiennent à cette catégorie doivent présenter une attestation médicale qui certifie que leur pathologie correspond aux critères médicaux précisés ici. Sans cette attestation, l’entrée au centre de vaccination leur sera refusée.

  • Les personnels du système de santé travaillant aux soins intensifs, aux urgences ou dans des unités Covid. Ils doivent se munir d’une preuve écrite de leur employeur le confirmant.  

CRITÈRES DES MALADIES DÉTAILLÉS

Maladies cardiaques: insuffisance cardiaque chronique Stade II de la NHYA et plus, ou cardiopathie ischémique chronique symptomatique malgré un traitement médical

Hypertension: hypertension résistante au traitement (plus de 160 mm Hg) ou hypertension avec complications cardiaques ou autre atteinte d’organes cibles

Maladies respiratoires: BPCO GOLD II ou plus, emphysème / bronchiectasies sévères, pneumopathie interstitielle / Fibrose pulmonaire, maladies associées à une capacité pulmonaire fortement réduite

Maladies rénales: Insuffisance rénale chronique sévère avec DFG de moins de 30ml/min

Diabète: Diabète de type 1 ou 2 avec atteinte d’organe significative ou un traitement mal adapté (HbA1c supérieur ou égal à 8%)

Obésité: adultes avec IMC égal ou supérieur à 35 kg/m2

Immunodéficience congénitale ou acquise (maladie ou traitement): immunodéficience significative chez les patients avec maladies hématologiques malignes, maladies cancéreuses en cours de traitement, maladies inflammatoires à médiation immunitaire recevant un traitement immunosuppresseur, infection HIV avec nombre de cellules CD4+ inférieur à 200, statut post-greffe d’organes, de moelle osseuse ou de cellules souches, patients sur liste d’attente pour une greffe. La vaccination doit dans ces derniers cas être discutée avec le médecin traitant.

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Est-ce que vous pensez que je devrais me faire vacciner ?  Pourquoi ?
Si vous avez plus de 75 ans ou souffrez de maladies comme le diabète, l’hypertension, une maladie cardio-vasculaire, un cancer, ce serait vraiment une très bonne chose que vous fassiez ce choix: avec ce profil, vous avez un risque élevé de tomber gravement malade, voire de décéder si vous attrapez le Covid-19. Si vous êtes plus jeune et en bonne santé, il est aussi recommandé de le faire, même si vous courez à titre personnel moins de danger, car vous avez peut-être dans votre famille, vos amis, vos collègues, vos voisins, une personne à risque que vous pourriez contaminer sans le savoir. De façon générale, plus le nombre de personnes vaccinées est élevé, moins le virus circulera, et plus nous pourrons revenir rapidement à un mode de vie plus « normal », avec moins de quarantaines, mais aussi plus de relations sociales, des visites dans les EMS moins risquées, etc. Il revient à chacun de réfléchir à la balance risque/bénéfice, en incluant dans votre réflexion également le rôle que vous pouvez jouer par rapport à la société et aux plus vulnérables.

J’ai 25 ans et je suis en parfaite santé – est-ce que ça a un sens que je me fasse vacciner ?
Vous ne pourrez pas vous faire vacciner tout de suite, parce vous n’appartenez pas à un groupe prioritaire. Vous avez très peu de risques de développer une forme grave de la maladie. Cependant, il est recommandé qu’un maximum de gens se fassent vacciner, y compris parmi les personnes non vulnérables, pour diminuer la circulation du virus et donc du nombre de gens malades, et ainsi protéger les populations à risque. Cela permettrait aussi aux hôpitaux de pouvoir remplir au mieux toutes leurs missions, notamment de reprendre les opérations non vitales et pallier aux maladies sévères hors Covid-19 ou accidents graves.

Et si je suis enceinte ?
Pour l’instant, nous n’avons pas de données précises issues d’études cliniques pour les femmes enceintes. Elles ne seront donc pas vaccinées avant que nous en sachions davantage. Quand des données seront disponibles, les spécialistes évalueront les risques et les communiqueront.

Et si j’ai une maladie auto-immune ?
Il n’y a pas de contre-indication pour l’instant.

Et si j’ai de nombreuses allergies ?
Deux patients ayant des antécédents de chocs anaphylactiques ou d’œdème de Quincke ont eu une forte réaction au vaccin de Pfizer. Pour les personnes qui ont ce passé médical, il est recommandé d’attendre l’arrivée d’un autre vaccin. Pour les autres types d’allergies (fruits à coque, crustacés, pollens, etc), il n’y a pas de contre-indication. En cas de doute, parlez-en avec votre médecin.

Et si j’ai déjà eu le Covid-19 ?
Si vous avez eu un Covid documenté (par un résultat positif à un test), vous n’avez pas besoin de vous faire vacciner pour l’instant. Des études sont en cours pour évaluer la persistance des anticorps (en clair, pour savoir pendant combien de temps les défenses que vous avez développées contre la maladie vous protègent d’une nouvelle infection). En fonction des résultats de ces données, il faudra peut-être vous faire vacciner dans quelques mois (à la fin de l’année 2021, par exemple).

Et si je pense l’avoir eu mais que je n’ai pas fait de test ?
Dans cas, se faire vacciner est recommandé. Si vous le désirez, vous pouvez néanmoins faire au préalable un dosage des anticorps chez votre médecin traitant pour savoir si vous avez déjà  été infecté.

Dois-je faire vacciner mes enfants ?
Non, le canton ne vaccinera pas les personnes de moins de 18 ans.

Je ne suis pas à risque, mais je veux me porter volontaire – est-ce que je peux déjà me faire vacciner avant les autres ?
Non, l’ordre des priorités établi par la Confédération repose sur des critères éthiques et de santé publique – il sera respecté.

LES MOMENTS DE LA VACCINATION / QUESTIONS MEDICALES

Concrètement, comment se passe la vaccination ?
Il s’agit d’une injection intramusculaire, de 2 doses, qui sont administrées à 4 semaines d’intervalle environ. Si le délai entre les deux est un peu plus long, cela n’a pas d’incidence sur l’efficacité. Le rendez-vous pour la 2ème injection est fixé lors du premier vaccin.

Suis-je protégé dès la première injection ?
Une protection intervient entre 10 et 15 jours après la première injection – le corps fabrique déjà des anticorps. Mais pour être mieux protégé pour quelques mois, il faut recevoir une seconde injection environ quatre semaines après la première.

 

Ma seconde dose devait m’être injectée quatre semaines après la première, mais mon rendez-vous a été repoussé de deux semaines. Est-ce que cet intervalle de six semaines rend le vaccin moins efficace ou dangereux ?
Votre rendez-vous a été modifié en raison d’un retard à la livraison des vaccins, comme vous l’avez probablement entendu ou lu dans les médias. Mais cela n’a pas de conséquence sur l’efficacité du vaccin, ni sa sûreté. Au contraire : l’allongement de l’intervalle entre les deux doses ne peut qu’améliorer la réponse immune. Nous vous rappelons que la protection 14 jours après la première dose déjà est supérieure à 90%. La seconde est surtout utile pour augmenter la durée de la protection (et la faire perdurer sans doute au-delà de six mois, mais à ce jour les scientifiques manquent de recul pour être plus précis).

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et l’OFSP recommandent un intervalle de 3 à 6 semaines entre les deux injections, qu’il s’agisse du vaccin de Pfizer comme celui de Moderna. Le Canton de Vaud reste donc aligné sur ces directives.

Avec qui en parler si j’ai des doutes sur la vaccination ou des questions?
Avec votre médecin. Si vous n’en avez pas ou qu’il n’est pas disponible, vous pouvez appeler la Hotline, au 058 715 11 00.

ASPECTS SCIENTIFIQUES, EFFICACITE, RISQUES

Swissmedic a autorisé l’utilisation des vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna en Suisse. Qu’est-ce qu’il y a dedans et comment est-ce qu’ils marchent ?
Ces deux vaccins sont conçus sur le même principe. Ils sont dits « ARNm », parce qu’ils contiennent de l’acide ribonucléique messager. Cette molécule est produite en laboratoire à partir d’un petit bout du coronavirus. L’ARNm porte, comme son nom l’indique, un message : il va dire à nos cellules comment elles doivent fabriquer les petites pointes présentes sur la surface du virus (ces pointes sont en fait des protéines appelées Spike). En présence de cet ARNm, notre corps comprend le message et fabrique lui-même ces pointes. Ces pointes ne rendent pas malade quand elles sont toutes seules (sans le reste du coronavirus). Dans un deuxième temps, l’organisme comprend qu’il doit se protéger contre elles ; il se met alors à fabriquer des anticorps, qui sont comme des soldats prêts à combattre la maladie. Ces soldats fabriqués par notre organisme par le vaccin sont spécialisés dans la lutte contre le Covid-19. Si le virus essaie d’infecter le corps d’une personne vaccinée, parce qu’elle est en contact avec quelqu’un qui a le virus, alors ces soldats vont défendre son corps contre l’attaque et la personne ne tombera pas malade – ou beaucoup moins gravement que si elle n’avait pas été vaccinée.
Ces deux vaccins contiennent de l’ARNm et une enveloppe d’huile dans lequel il voyage. Contrairement à de nombreux autres vaccins, ils ne contiennent pas d’adjuvant ni de stabilisateur, ce qui limite le risque d’effets secondaires à long terme et augmente donc sa sécurité.Vous trouverez ici un lien vers une vidéo qui explique le fonctionnement d’un vaccin à ARNm
https://www.swissmedic.ch/swissmedic/fr/home/notre-profil/publications/video/different-types-of-vaccine.html

Sommes-nous sûrs que ce vaccin est vraiment efficace ?
Oui, les données actuelles montrent que les deux premiers vaccins, à mRNA (Pfizer-BioNTech et  Moderna), ont une efficacité de 95%. C’est bien mieux que le vaccin contre la grippe par exemple, qui n’atteint chaque année que 60 à 70% d’efficacité.

Les vaccins actuellement utilisés en Suisse protègent-ils contre les nouveaux variants du virus ?

En l’état actuel des connaissances, l’efficacité de la vaccination contre le variant de Grande-Bretagne (B.1.1.7) n’est pas compromise. En ce qui concerne les variants d’Afrique du Sud (501.V2) et du Brésil (P.1), des effets sur l’efficacité des vaccins autorisés en Suisse ne peuvent être exclus à ce jour. La situation fait l’objet d’un suivi étroit et des informations seront publiées au fur et à mesure de l’évolution des connaissances. Les producteurs des vaccins disponibles en Suisse (Moderna et PfizerBioNTech) ont déjà fait savoir qu’ils pourraient produire un nouveau vaccin en l’espace de 6 semaines. C’est une adaptation plus facile à réaliser que les modifications nécessaires chaque année pour adapter les vaccins contre la grippe.

Est-il dangereux pour la santé ?
Les études actuelles, avec un suivi de près de 9 mois pour les premiers sujets, montrent que ces vaccins sont sûrs. Plus le temps passe et plus le nombre de personnes vaccinées augmentera, notamment dans les pays où la vaccination de masse a commencé, mieux nous pourrons nous assurer de leur sécurité.

Est-ce qu’il a des effets secondaires ?
Oui, il peut y avoir les effets secondaires habituels légers des vaccins : réactions cutanées locales, douleurs au point d’injection, symptômes grippaux (fatigue, douleurs musculaires, fièvre). Ces symptômes durent de quelques heures à quelques jours.

N’est-ce pas suspect qu’ils aient été fabriqués aussi vite ?
Non. Il est vrai que d’ordinaire le développement d’un vaccin prend beaucoup plus de temps. Mais deux paramètres expliquent cette rapidité. D’abord les ressources allouées : trouver un vaccin contre le Covid-19 est devenu une priorité pour beaucoup de pays et énormément d’argent public a été versé pour ce faire. En outre, beaucoup de scientifiques se sont mis à chercher un vaccin en même temps. C’est un peu comme pour un déménagement : ça va plus vite à six qu’à deux. Second paramètre, toutes les étapes habituelles, qui se font d’habitude l’une après l’autre, ont été effectuées en parallèle ou presque. Mais aucune étape n’a été sautée.

Est-ce que cette technologie de l’ARNm n’est pas trop récente pour qu’on l’utilise tout d’un coup dans un vaccin?
Elle semble récente parce qu'on n'en parlait pas publiquement avant qu'il soit question de vaccination contre le Covid. Même si cette technologie n'est pas encore répandue, elle fait l'objet de recherches dans le monde entier depuis déjà 10 ans environ, notamment pour le traitement de certains cancers et en immunothérapie. De plus, d'autres vaccins de ce type ont déjà été testés dans le cadre d'essais.

Est-ce que le vaccin a été testé sur suffisamment de gens, notamment de personnes vulnérables ?
Oui, clairement pour ce qui est des personnes âgées. Moins pour certaines maladies chroniques, et pas pour les immuno-supprimé.e.s. Il a aussi été testé sur des personnes qui ont un diabète, de l’asthme, une hépatite B ou C, ou sont HIV positives.

ORGANISATION, ASPECT LEGAL

Disposons-nous de doses en suffisance ?
Le canton de Vaud, comme tous les cantons, fait actuellement face à un manque de doses de vaccin, en raison de retards de livraison des fabricants. Cette situation a même contraint le canton à réduire le rythme de vaccination, notamment pour pouvoir assurer une seconde dose aux personnes qui ont déjà reçu la première. Ainsi, à partir du 22 février, il y aura beaucoup  moins de places que prévu pour une première injection dans nos 6 centres de vaccination. L’accès n’a donc pas encore pu être élargi au-delà des groupes prioritaires. Le Canton informera dès que la vaccination pourra être ouverte à d’autres groupes.

Nous pouvons vous assurer que nous mettons tout en œuvre pour assurer une vaccination sûre du plus grand nombre aussi rapidement que possible. Rappelons qu’une vaccination de cette ampleur est un défi logistique inédit.  La Confédération commande les vaccins qui sont ensuite distribués dès réception dans les cantons, au prorata de la population. Les doses actuellement disponibles sont très limitées, en raison de la forte demande internationale et des rythmes de production.

De nouveaux rendez-vous seront mis à disposition chaque jour en fonction des doses à disposition. Nous vous invitons à consulter régulièrement le site www.coronavax.ch ou la page d’information du canton de Vaud www.vd.ch/coronavirus-vaccin  et vous remercions de votre patience si vous n’obtenez pas de rendez-vous aussi vite que souhaité.

N’achetez pas de doses en-dehors du circuit

Swissmedic met en garde contre les offres de vaccins contre le COVID-19 en dehors des circuits officiels d’approvisionnement, qui proviennent d’organisations criminelles. Ces dernières profitent des difficultés actuelles d’approvisionnement pour proposer des vaccins contrefaits ou « détournés ». Toute personne qui se procure des vaccins en dehors des canaux fédéraux d’acquisition risque, dans le meilleur des cas, de payer des  produits qui ne sont jamais livrés, ou, pire, de recevoir des marchandises contrefaites ou inefficaces, ce qui met en danger les personnes qui seraient vaccinées avec. Pour plus d’information Mise en garde de Swissmedic : n’achetez ni vaccins ni d’autres médicaments sur Internet

Est-ce que la vaccination est obligatoire ?
Non, personne ne sera forcé à se vacciner. La vaccination est particulièrement recommandée pour les personnes de 75+, puisque ce sont elles qui ont le plus de risques de développer des formes graves du Covid-19, voire d’en décéder. Cependant, il est laissé au libre choix de chacun de décider s’il veut se faire vacciner. Le vaccin est gratuit. Si vous hésitez ou avez besoin de plus d’information après avoir lu cette page, parlez-en à votre médecin.

Est-ce qu’il faut être vacciné pour voyager à l’étranger ?
Pour l’instant, aucun pays n’a annoncé une telle obligation mais on ne peut pas l’exclure dans un avenir plus ou moins proche. Certains pays interdisent l’entrée sur leur territoire aux voyageurs qui ne sont pas vaccinés contre la fièvre jaune, pour prendre un exemple.

 

Mon conjoint (mon fils, ma mère…) n’a plus sa capacité de discernement – puis-je l’obliger à se faire vacciner ?
Si un représentant thérapeutique a été nommé, c’est à lui de prendre une décision appropriée, en discussion bien sûr avec la famille, les médecins et autant que possible avec la personne concernée. En l’absence de consensus face au projet de vaccination, la justice de paix peut être interpellée ; elle interviendra rapidement pour débloquer la situation.

Questions fréquentes pour les EMS

Si je me vaccine, est-ce que je pourrai à nouveau prendre dans mes bras celles et ceux qui me sont chers ?
Tant que le virus circule encore, ce ne sera pas possible: la vaccination n’est pas efficace à 100% et les câlins sont très propices à la transmission. Pour rappel, si une protection intervient environ 2 semaines après la première injection – le corps fabriquant déjà des anticorps -  la protection maximale est atteinte seulement après la deuxième injection. Mais cette protection n’est pas absolue. Pour cette raison, il est encore nécessaire de respecter les mesures de protection et de distanciation habituelles, y compris le port du masque, pendant quelques semaines en attendant que la circulation du virus diminue dans la communauté. C’est pour cela que la vaccination est aussi un acte de solidarité.


Si je me vaccine, est-ce que je n’aurai plus à observer de quarantaine dans ma chambre lorsque d’autres résidents sont malades?

Effectivement, vous n’aurez plus besoin d’observer de quarantaine si vous êtes vacciné.


Si je me vaccine, est-ce que je pourrai visiter mes proches sans avoir à faire de quarantaine à mon retour?
Vous devez attendre d’avoir reçu la deuxième dose du vaccin pour bénéficier d’une protection maximale. A partir de ce moment-là et dans le respect des recommandations de l’Office fédéral de la santé publique, , vous pourrez sortir de l’établissement et y revenir sans quarantaine..


Si je me vaccine, est-ce que je pourrai à nouveau partager un repas avec mes proches?
Vous devez attendre d’avoir reçu la deuxième dose du vaccin pour bénéficier d’une protection maximale. A partir de ce moment-là et dans le respect des recommandations de l’Office fédéral de la santé publique, ce sera possible.

Si je me vaccine est-ce que je pourrai à nouveau participer à des activités pour toute l’institution? Assister à des concerts ?
Vous devez attendre d’avoir reçu la deuxième dose du vaccin pour bénéficier d’une protection maximale. A partir de ce moment-là et dans le respect des recommandations de l’Office fédéral de la santé publique, ce sera possible.

Si je me vaccine, est-ce que je pourrai à nouveau chanter dans la chorale ?
Il est difficile de répondre à cette question sans savoir quel est le statut des autres membres de la chorale. Si tout le monde, ou en tout cas une grande proportion, est vacciné avec deux doses, ce devrait être possible. C’est la direction de l’institution qui devrait trancher en fonction de la couverture vaccinale.

Une vidéo répond à vos questions sur la vaccination

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