20_INT_39 - Interpellation Pierre-François Mottier - Transformation et commercialisation de la viande prélevée par les gardes-faune : pourquoi le Conseil d’Etat impose-t-il un monopole ? (Développement).

Séance du Grand Conseil du mardi 3 novembre 2020, point 18 de l'ordre du jour

Texte déposé

Récemment, la DGE, par sa division biodiversité et paysage, a décidé qu’une seule société, soit Jorat Viandes Sàrl à Ferlens, gérerait la transformation et la commercialisation de l’ensemble de la viande de sangliers tirés par les surveillants permanents ou auxiliaires de la faune. 

Or, le canton est vaste et les secteurs de chasse répartis selon les régions. Il nous semble dès lors que cette décision qui amène un monopole aurait pu être plus modérée, notamment en octroyant cette prestation à plusieurs boucheries ou abattoirs, réduisant ainsi l’impact non-écologique des trajets et valorisant les compétences des entreprises locales, d’autant plus que cela concerne plus de 400 bêtes par année. Ceci en maintenant la procédure par appel d’offres. Si certaines entreprises ont peut-être hésité à répondre à l’appel d’offres vu le périmètre concerné (l’ensemble du canton), elles l’auraient peut-être fait plus facilement s’il ne s’agissait d’écouler la viande que de la région concernée. 

Nous posons donc les questions suivantes au Conseil d’Etat :

- Quelle réflexion a mené le Conseil d’Etat à prendre cette décision, soit de ne choisir qu’une seule entreprise pour les sangliers tirés par les surveillants de la faune et non plusieurs, par exemple une par région ?

- Est-ce que cette décision ne concerne que les sangliers tirés dans le cadre du gardiennage ou est-ce que la même procédure sera appliquée pour les autres bêtes prélevées par les gardes permanents et auxiliaire (par exemple les cerfs et chevreuils) ?

Conclusion

Souhaite développer

Transcriptions

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M. Pierre-François Mottier (PLR) —

Mon interpellation porte sur la transformation et la commercialisation de la viande prélevée par les gardes-faune. Pourquoi le Conseil d’Etat impose-t-il un monopole ?

Récemment, la Direction générale de l’environnement (DGE) par sa Division Biodiversité et paysage a décidé qu’une seule société, soit Jorat Viande, Société à responsabilité limitée (Sàrl) à Ferlens, gérerait la transformation et la commercialisation de l’ensemble de la viande de sanglier tirée par les surveillants, permanents ou auxiliaires, de la faune. Or, le canton est vaste et les secteurs de chasse se répartissent selon les régions. Il nous semble, dès lors, que cette décision, qui crée un monopole, aurait pu être plus modérée, notamment en octroyant cette prestation à plusieurs boucheries ou abattoirs, réduisant ainsi l’impact non écologique des trajets et valorisant les compétences des entreprises locales, d’autant plus que cela concerne plus de 400 bêtes par année. Quant à la procédure par appel d’offres, si certaines entreprises ont peut-être hésité à y répondre, vu le périmètre concerné — l’ensemble du canton — elles l’auraient peut-être fait plus facilement s’il ne s’agissait pas d’écouler la viande uniquement dans la région concernée. Nous posons donc les questions suivantes au Conseil d’Etat :

-          Quelle réflexion a mené le Conseil d’Etat à prendre la décision de ne choisir qu’une seule entreprise pour les sangliers tirés par les surveillants de la faune, et non plusieurs — une par région par exemple ?

-          La décision ne concerne-t-elle que les sangliers tirés dans le cadre du gardiennage, ou la même procédure sera-t-elle appliquée pour les autres bêtes prélevées par les gardes permanents ou auxiliaires, tels que les cerfs et les chevreuils ?

Je remercie d’avance le Conseil d’Etat pour ses réponses.

Mme Sonya Butera (SOC) — Président-e

L’interpellation est renvoyée au Conseil d’Etat qui y répondra dans un délai de trois mois.

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