Le Procureur général du canton de Fribourg a estimé que le gendarme vaudois a respecté les dispositions légales et la réglementation policières lorsqu'il a mortellement touché le passager d'une voiture volée en 2010 sur l'autoroute A1 au terme d'une course poursuite avec les polices fribourgeoise et vaudoise. L'affaire est classée par le Ministère public et la Police cantonale vaudoise exprime sa satisfaction.
A la suite de la décision du Procureur général de canton de Fribourg, de classer l'affaire de l'A1 dans laquelle un gendarme vaudois a fait usage de son arme en direction d'un véhicule volé, le Commandant de la Police cantonale vaudoise, Jacques Antenen, prend acte avec satisfaction de la décision prononcée par l'autorité judiciaire fribourgeoise à l'égard de laquelle il a toujours exprimé sa confiance.
Le Commandant a déclaré : "Mes pensées vont encore une fois vers la famille du jeune homme qui a perdu la vie le 18 avril 2010. Mais je pense également à mes collaborateurs, et à leur famille, qui ont aussi été des victimes indirectes de cette affaire. D'entrée de cause, j'ai toujours contesté toute idée de bavure et affiché ma confiance dans l'institution judiciaire fribourgeoise. Aujourd'hui, cette confiance n'est pas déçue, même en sachant que des recours restent possibles".
Rappel des faits
A la suite du vol de plusieurs véhicules de luxe dans la nuit du 17 au 18 avril 2010 dans un garage de Lyss (BE), lequel faisait suite à un autre cas commis la veille dans la région, les polices fribourgeoise et vaudoise avaient pris en chasse les auteurs sur l'autoroute A1. Dimanche matin, peu avant 03h00, lors de l’interpellation d’un des véhicules dans le tunnel de Sévaz, peu avant le restauroute de la Broye, un gendarme de la Police cantonale vaudoise a fait usage d’une arme de service. Le passager du véhicule, affaissé sur son siège, a été mortelle touché et est décédé sur les lieux.