Plusieurs années d’investigations, portant sur le blanchiment d’argent, via des agences de transfert de fond, du revenu provenant de la vente de produits stupéfiants, ont conduit à une opération de police judiciaire coordonnée le mardi 28 avril 2026.
La structure criminelle visée était active dans plusieurs cantons et pays. L’opération a été déployée simultanément en Suisse, sur le territoire des cantons de Vaud, Berne, Soleure, Zürich, Saint-Gall et Lucerne, et à l’étranger, au Nigéria, en France et en Grèce, grâce à la coordination d’Europol et de la Drug Enforcement Administration (DEA) aux Etats-Unis. L'Office fédéral de la police (fedpol) et l’office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) ont également apporté leur soutien à cette opération.
L’opération vaudoise, avec plus d’une cinquantaine de policiers et policières engagés sous la conduite du chef de la Brigade financière de la Police de Sûreté, a permis de procéder à l’interpellation des trois personnes visées, deux domiciliées dans le canton de Berne et une dans le canton de Vaud. Des perquisitions ont été réalisées aux domiciles des personnes prévenues et dans des agences de transfert de fonds situées à Lausanne, Berne et Lucerne. Des moyens informatiques, numériques et de communication ont été saisis pour la sauvegarde des données utiles à la suite des investigations. De plus, des avoirs en lien avec les activités délictueuses présumées ont été séquestrés pour un montant de plusieurs centaines de milliers de francs.
Au Nigéria, de nombreux biens immobiliers et actifs ont également été saisis par les autorités locales, qui ont pleinement contribué au succès de l’opération dans le cadre de la coopération judiciaire internationale. Un inspecteur, ainsi qu’une analyste comptable de la Brigade financière de la Police de Sûreté vaudoise se sont rendus sur place dans le cadre d’une commission rogatoire, afin de prendre part à l’audition d’une personne prévenue de complicité depuis le Nigéria et de procéder à diverses actions d’investigations en collaboration avec les Autorités nigérianes.
L’enquête se poursuit sous la conduite du premier procureur du Ministère public d’arrondissement de Lausanne en charge du dossier. L’instruction en cours doit permettre d’établir l’ampleur et la gravité des faits, ainsi qu’à déterminer le degré de responsabilité de chacun des protagonistes impliqués dans cette structure criminelle. Les personnes interpellées ont été placées en détention provisoire et bénéficient pour l’heure de la présomption d’innocence.
Aucune information complémentaire ne sera communiquée à ce stade afin de préserver le bon déroulement de l’enquête.