Après l'école, un jeune Vaudois sur cinq commence tout de suite un apprentissage
Communiqué de presse
Statistique Vaud
Publié le 28 juin 2016
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En 2015, au sortir de la scolarité obligatoire, les jeunes ne sont que 20 % à prévoir directement un apprentissage alors qu'ils étaient majoritaires en 1987. Il ne s'agit pas seulement d'une attractivité plus grande de la voie gymnasiale (envisagée par 42 % des élèves), mais également d'un report dans le temps du début de l'apprentissage. Apparues au début des années nonante, les filières de transition, qui ont pour objectif d'aider les jeunes à entreprendre une formation professionnelle, ont en effet gagné en importance, tout comme les classes de raccordement.
Tous les cinq ans depuis 1978, l'Office cantonal d'orientation scolaire et professionnelle (OCOSP) et Statistique Vaud conduisent une enquête à grande échelle auprès des jeunes de l'enseignement public terminant l'école obligatoire afin de connaître leurs projets en matière de formation et d'évaluer le nombre de ceux qui se trouvent sans solution.
L'enquête «Orientation 2015» a ainsi interrogé 10 600 jeunes et ce numéro hors série du courrier statistique Numerus rend compte des résultats. Il s'agit de la dernière volée de jeunes à avoir suivi l'entier de leur scolarité dans le système à trois voies précédant la LEO.
Les projets des élèves sont fortement conditionnés par les possibilités qui s'offrent au sortir de ces voies, mais les différences entre sexes sont toujours marquées. Ainsi, enchaîner sur un apprentissage au sortir de l'école obligatoire est davantage le fait des garçons qui, en outre, font des choix de profession dans ce domaine bien plus diversifiés que ceux des filles. D'autres facteurs, comme la langue dans laquelle s'est effectuée la scolarité ou l'obtention du certificat, jouent également un rôle.
Lorsqu'ils terminent leur dernière année de l'enseignement obligatoire, 31 % des élèves s'orientent vers la poursuite de leurs études en école de maturité et 11 % en école de culture générale ou de commerce. Ils ne sont que 20 % à entreprendre directement un apprentissage (52 % en 1987), mais tout autant à rejoindre une filière de transition, principalement l'OPTI, décalant ainsi dans le temps l'entrée en formation professionnelle. Le nombre de ceux qui se déclarent sans solution est en revanche en diminution.
Les jeunes issus de l'enseignement spécialisé (3,1 % des jeunes interrogés) continuent très souvent dans une structure spécialisée et ne sont que 4,6 % à poursuivre leur parcours avec une prise en charge ordinaire.
Numerus hors-série – juin 2016
Bureau d'information et de communication de l'Etat de Vaud
Renseignements pour la presse uniquement
- DFIRE, Statistique Vaud, 021 316 29 99; DFJC, Office cantonal d'orientation scolaire et professionnelle (OCOSP), 021 316 11 51