Delphine - Des watts et un ampli à 58 ans

Comment êtes-vous arrivée à jouer de la guitare électrique ?
Cela répond à la frustration d’avoir abandonné très vite l’apprentissage de la guitare classique pendant l’enfance alors même que ce qui m’intéressait, c’était jouer des accompagnements. 45 ans plus tard j’ai repris contact avec l’instrument, accompagnée par un professeur particulier qui, à ma première leçon l’an passé, m’a tendu sa guitare électrique. Les quelques sons que j’ai pu produire m’ont séduite instantanément, par leur puissance, leur clarté et la panoplie des effets de saturation.
Grande débutante, je rencontre toutes les difficultés de son apprentissage, mais j’apprécie particulièrement la diversité des sonorités qu’offre la guitare électrique et le répertoire de riff connus qui me sont accessibles malgré mon petit niveau. Pratiquer cette activité, c’est m’autoriser un moment pour moi, loin de mes préoccupations, c’est le plaisir d’apprendre, de progresser et de jouer, c’est aussi le bonheur de m’attaquer aux rocks qui ont marqué ma jeunesse.
Pourquoi avoir rejoint ce projet ?
J’ai voulu saisir l’opportunité de participer à un projet de l’Administration cantonale vaudoise dont un des objectifs est de s’attaquer aux préjugés liés à l’âge qui touchent tant les seniors que les jeunes. Je suis heureuse de montrer qu’on peut apprendre à tout âge et que réaliser ses rêves, même tardivement et sans grand talent, permet de surmonter plus facilement les tracas liés au vieillissement.
La mise en lumière des séniors dont on aurait trop vite fait de penser, dans le cadre professionnel notamment, qu’ils ne peuvent plus apprendre et étonner, est essentielle dans une époque de vieillissement de la population afin de changer les mentalités, favoriser les ponts entre jeunes et moins jeunes et réduire la fracture générationnelle. Je serai très heureuse d’avoir participé à ce projet s’il a pu aider des collègues seniors à oser se lancer dans des activités qui les maintiendront en forme, leur feront avoir moins de regrets et se sentir moins « has been ».
Delphine travaille comme Responsable d'entité informatique à la Direction générale du numérique et des systèmes d’information (DGNSI)
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