Ute - Kick-boxing forever à 58 ans

Pour quelle raison avez-vous choisi de participer à cette action photo ?
Ces croyances généralisées et figées que l’on attribue à un groupe de personnes, à une profession ou autres, sans tenir compte des différences individuelles, me motivent aujourd’hui à participer à ce projet.
En principe, je ne m’époumonne pas à débattre sur les stéréotypes, préférant garder mon souffle pour des sujets plus porteurs. Toutefois, je trouve la présente approche intéressante et captivante. Elle attise ma curiosité, au point de vouloir sortir de l’ombre, pour mettre en lumière ce qui est possible de faire à tout âge, pour tenter d’ébrécher un tant soit peu ces idées toutes faites.
Qu’est-ce qui vous a poussée à pratiquer les arts martiaux ?
Ce qui au départ, il y a 30 ans, ne devait être qu’un moyen préventif de défense, dans une période difficile de ma vie est devenu, avec le temps, une passion incontournable. Depuis plus de 30 ans, je pratique activement les arts-martiaux, dans les disciplines telles que le Kick-boxing, K-1, Muyai-thaï combinés au cross-training.
Les principaux axes qui m’animent dans ces pratiques sont :
- Condition physique : amélioration de la force, de l’endurance, de la souplesse, de la coordination, de l’équilibre et des réflexes.
- Concentration : l’apprentissage des techniques et des enchaînements développe la capacité à rester focalisé. L’entrainement permet d’évacuer les tensions.
- Maîtrise de soi : respect des règles et le contrôle des émotions, notamment face au stress ou à la colère
- Respect et l’humilité : respect du partenaire, de l’enseignant et de soi.
L’éventail des bienfaits n’est évidemment pas exhaustif. Quant à l’idée toute faite que ce sont des sports pour « se casser la gueule » ! C’est réducteur et loin de la vérité. Il n’est pas question de se fracasser mutuellement, mais d’apprendre des techniques dans le respect de chacun·e. Des outils qui peuvent servir dans le quotidien, face à une chute, un choc ou un stress.
Il n’y a donc pas d’âge, c’est autant pour les plus jeunes que pour les aîné·e·s. C’est une autre idée toute faite, de dire que c’est que pour les jeunes.
En conclusion : « Bouger » n’a jamais été une option pour moi, mais une nécessité qui contribue à mon bien-être, dans mon corps et mon esprit et ce, indépendamment de mes 58 ans. C’est une question de volonté de bouger et non de performance, à chacun·e son rythme et ses objectifs, peu importe l’âge, il est bon de bouger.
Ute travaille comme Cheffe de programme au Service des automobiles et de la navigation (SAN)
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