Et si vous rencontriez votre futur employeur lors de la Nuit de l’apprentissage?

Décrocher une place d’apprentissage malgré des débuts chaotiques en entretien? C’est l’expérience vécue par Derek Adams. En février 2024, ce jeune Vaudois participe à la Nuit de l’apprentissage à Lausanne. Deux ans plus tard, il est apprenti électricien de réseau, passionné par son métier. Son parcours illustre l’utilité de cet événement devenu un rendez-vous clé pour les jeunes à la recherche d’une place. Présentation, témoignage et informations pratiques.
Un concept simple, mais efficace
La 12e édition de la Nuit de l’apprentissage se déroulera le 4 février 2026 dans le canton de Vaud. Elle est organisée simultanément à Lausanne, Morges, Yverdon-les-Bains et Montreux, de 17 h à 20 h 30. Elle met en lien des entreprises formatrices et des jeunes à la recherche d’une place. Le concept est simple: jusqu’à 14 entretiens de dix minutes pour les entreprises et une formidable opportunité pour les jeunes de se présenter autrement que par un CV ou un bulletin scolaire. «On va au-delà du dossier papier, souvent peu révélateur, confirme Robin Monnier, formateur de Derek Adams au Centre de formation C-FOR! Les échanges permettent aux candidats de montrer leur motivation et leur personnalité.»
Saisir les opportunités
D’abord attiré par la cuisine, Derek Adams effectue plusieurs stages dans ce domaine et comprend qu’il n’est pas fait pour ce métier. Informé par son école de la tenue de la Nuit de l’apprentissage en janvier 2024, il consulte le site internet de l’événement et s’inscrit tardivement. «Il restait quelques places et, sur les conseils de mon père, j’ai tenté ma chance pour le métier d’électricien de réseau.
Une rencontre décisive
Le soir de la manifestation, à la suite d’un malentendu sur les horaires, Derek Adams arrive avec vingt minutes de retard à l’entretien. «Je me suis dit que c’était fichu. Mais les organisateurs sur place m’ont encouragé à me présenter à un des autres créneaux disponibles. J’y suis allé sans trop d’espoir.» Du côté de l’entreprise formatrice, la première impression est mitigée. «Un jeune en retard, on se dit forcément qu’il manque de rigueur, reconnaît Robin Monnier. Mais en discutant, on apprend à connaître la personne. Derek parlait de sport, de rugby, de son envie de travailler dehors. Il m’a fait une bonne impression. Son profil correspondait très bien au métier et j’ai senti une réelle motivation.» Une rencontre finalement positive, qui débouche pour le jeune homme sur un stage de trois jours.
Un métier qui gagne à être connu
L’expérience du terrain agit comme un déclic. «C’était génial. J’ai découvert le métier et ça m’a vraiment plu. Je me suis dit: c’est ma chance.» Actuellement en deuxième année d’apprentissage, Derek évolue dans différents domaines: réseaux aérien et souterrain, branchement des clients, maintenance ou encore dépannage. «Ce que j’aime, c’est être dehors, travailler en équipe. Chaque chantier est très spécifique, parfois physique, parfois très technique, ça me plaît bien.»
Dix minutes pour convaincre
Le 4 février prochain, des centaines de jeunes auront, à leur tour, dix minutes pour convaincre. Les candidats ont jusqu’au 1er février pour s’inscrire sur le site www.nuitapprentissage.ch. Sous réserve de places disponibles, il sera également possible de prendre rendez-vous sur place. Dès 16h30, les jeunes intéressés pourront participer à des ateliers CV et à des entretiens fictifs menés par des professionnels.
Zoé Schneider
Office cantonal d'orientation scolaire et professionnelle
Publié dans le 24 heures du 22 janvier 2026