25_LEG_47 - EMPD (2e débat) (Majorité absolue requise) Exposé des motifs et projet de décret accordant au Conseil d'Etat crédit additionnel de CHF 10'700'000 au crédit d’ouvrage de CHF 54'700'000 accordé par le Grand Conseil le 17 septembre 2019 pour financer l’extension et la mise en conformité du bâtiment "Unithèque" de l’Université de Lausanne à Dorigny, destiné à financer la mise aux normes du bâtiment (hygiène, exploitation et câblage).
Séance du Grand Conseil du mardi 9 juin 2026, point 8 de l'ordre du jour
Documents
- RC - 25_LEG_47_Crédits complémentaires Unithèque
- Texte adopté par CE - EMPD Crédit additionnel 3 UNIL-Unithèque - publié
Transcriptions
Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourIl est passé à la discussion du projet de décret article par article en deuxième débat.
Je vous invite à confirmer le vote du premier débat et à accepter ce projet de décret.
Moi aussi ! (Rires.)
Le projet de décret est adopté en deuxième débat.
La discussion générale est ouverte.
Je ne sais pas si ma question tombe au bon moment, mais je souhaiterais savoir si une réflexion est en cours au sein du Conseil d’Etat sur la possibilité de disposer d’un service chargé de l’ensemble des rénovations, constructions et modifications des bâtiments. En effet, on s’aperçoit que chaque département dispose presque d’un service d’architecture avec ses propres collaborateurs – Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (DGEJ), gymnases, CHUV, prisons, etc. Existe-t-il une réflexion visant à regrouper un jour l’ensemble de ce service immobilier constructif et d’investissement sous un même chapeau, plutôt que de laisser chaque chef de département gérer ce type de constructions ?
Cette question est intéressante, à l’instar des remarques formulées par M. Gaudard sur les différentes constructions. Elles nourrissent le débat et la réflexion, y compris au sein du Conseil d’Etat, et je pense qu’il est toujours utile de chercher à progresser.
Le problème majeur auquel nous sommes confrontés lors de ces grands chantiers réside dans le décalage entre le moment où le bâtiment est conçu et le moment où il est inauguré. Ce laps de temps est souvent trop long, si bien que pour que le bâtiment continue à remplir la mission imaginée lors de sa conception, il faut l’adapter et le modifier pour qu’il corresponde aux attentes du moment, ce qui peut engendrer des surcoûts. C’est précisément pour assurer ce suivi et garantir la conformité entre la commande et sa réalisation que des services spécialisés existent au sein des départements. Il convient toutefois de rappeler qu’un service centralisé gère déjà les constructions : la Direction générale des immeubles et du patrimoine (DGIP). Mme Moret m’a confié souhaiter procéder à une analyse approfondie de ce qui s’est passé sur ce chantier, afin d’en tirer des conclusions et des enseignements pour éviter d’être confrontés aux mêmes écueils lors de prochaines grandes constructions. Celles-ci sont nombreuses dans le cadre de la planification de l’Etat.
Pour les bâtiments particulièrement spécialisés répondant à des critères spécifiques – comme ceux de l’Université ou de l’EPFL – la question ne se pose guère, puisque ces établissements gèrent eux-mêmes leurs constructions. Pour des bâtiments plus standardisés, comme les gymnases, une fois le cahier des charges défini, la construction ne présente pas de particularité extraordinaire. La situation est différente pour les bâtiments universitaires comportant des locaux de recherche : les normes y évoluent, les configurations peuvent être inédites, et la gestion de ces chantiers requiert une expertise pointue. On peut dès lors légitimement s’interroger sur la nécessité d’un service spécifique disposant d’une plus grande maîtrise de gestion des chantiers. C’est une question ouverte dont je débats régulièrement avec Mme Moret, car de nombreux bâtiments concernent mon département – qu’il s’agisse des hautes écoles ou du postobligatoire.
Retour à l'ordre du jourLa discussion est close.
Le projet de décret est adopté définitivement par 106 voix et 5 abstentions.