26_INT_27 - Interpellation Hadrien Buclin et consorts - Achats-tests pour vérifier le respect de l’interdiction de vente d’alcool et de produits du tabac aux mineur·es : l’effort doit se poursuivre (Développement).
Séance du Grand Conseil du mardi 24 mars 2026, point 7 de l'ordre du jour
Texte déposé
Le 26 novembre 2025, le Conseil d’État a communiqué sur les achats-tests d’alcool : éclipsés par l’annonce de démission d’une conseillère d’État le même jour, ces résultats méritent pourtant l’attention car ils sont mauvais. On y apprend en effet qu’un·e mineur·e sur deux peut se procurer de l’alcool dans le canton de Vaud, en infraction avec la loi. Celle-ci prévoit en effet une interdiction de vente aux mineur·es à des fins de protection de la jeunesse, un objectif qui bénéficie, à notre connaissance, d’un large consensus politique. La situation apparaît particulièrement problématique dans la restauration. De plus, la campagne actuelle des achats-tests se termine en 2026 et à ce jour, aucune information n’a été transmise quant à une éventuelle suite à donner à cette démarche, malgré les problèmes avérés et massifs. Enfin, le contexte de restriction budgétaire n’est pas propre à rassurer quant à la poursuite de l’effort de prévention et d’éventuelles sanctions des contrevenants.
Les achats-tests concernent aussi les produits du tabac, qui ont été testés en 2023 et 2024. L’auteur de cette interpellation a déjà abordé ce sujet au Grand Conseil en 2023 (23_INT_180), suite à des résultats qui laissaient à désirer dans ce domaine également. Qui plus est, l’essor massif des cigarettes électroniques, y compris les puffs (cigarettes électroniques jetables), suscite de nouvelles inquiétudes parmi les spécialistes de la prévention et des addictions. Depuis juillet 2024, la Loi sur l’exercice des activités économiques a été révisée pour intégrer les produits nicotinés (p. ex : cigarettes électroniques et sachets de nicotine) dans l’interdiction de vente aux mineur·es. Suite à cette révision, la vente de cigarettes électroniques a également été soumise à autorisation de vente. Or, il n’y a pas eu, à notre connaissance, de campagne d’achats-tests intégrant la vérification de l’interdiction de vente de cigarettes électroniques à des mineur·es. Une nouvelle campagne à partir de 2026 se justifie donc aussi sous cet angle.
Compte tenu de ce qui précède, les soussigné·es ont l’honneur d’adresser les questions suivantes au Conseil d’État :
- Suite aux mauvais résultats de la campagne des achats-tests en matière d’alcool, le Conseil d’État entend-il poursuivre après 2026 son effort de contrôle et de sanctions des commerces contrevenants ?
- Quelles autres mesures de prévention le Conseil d’État met-il en œuvre pour réduire la consommation problématique d’alcool chez les mineur·es ?
- S’agissant des produits du tabac et des produits contenant de la nicotine, le Conseil d’État prévoit-il une campagne d’achats-tests incluant les cigarettes électroniques (si oui quand) ?
- Des contrôles sont-ils prévus pour vérifier que les commerces disposent bien d’une autorisation de vente, notamment concernant les cigarettes électroniques ?
Conclusion
Souhaite développer
Liste exhaustive des cosignataires
| Signataire | Parti |
|---|---|
| Valérie Zonca | VER |
| Patricia Spack Isenrich | SOC |
| Yolanda Müller Chabloz | VER |
| Séverine Graff | SOC |
| Sandra Pasquier | SOC |
| Yves Paccaud | SOC |
| Claire Attinger Doepper | SOC |
| Felix Stürner | VER |
| Romain Pilloud | SOC |
| Jean Valentin de Saussure | VER |
| Yannick Maury | VER |
| Blaise Vionnet | V'L |
| Géraldine Dubuis | VER |
| Cédric Echenard | SOC |
| Aurélien Demaurex | V'L |
| Kilian Duggan | VER |
| Sébastien Humbert | V'L |
| Jean-Claude Favre | V'L |
| Julien Eggenberger | SOC |
| Monique Ryf | SOC |
| Marc Vuilleumier | EP |
| Isabelle Freymond | IND |
| Joëlle Minacci | EP |
| Sylvie Podio | VER |
| Sébastien Kessler | SOC |
| Laure Jaton | SOC |
| Céline Misiego | EP |
| Oleg Gafner | VER |
| Alberto Mocchi | VER |
Documents
Transcriptions
Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourEn novembre dernier, le Conseil d’Etat a communiqué sur les achats-tests d’alcool, avec à la clé des résultats plutôt mauvais. En effet, on y apprend qu’un mineur sur deux peut se procurer de l’alcool dans le canton de Vaud, en infraction avec la loi. Cette loi, rappelons-le, prévoit une interdiction de vente aux mineurs à des fins de protection de la jeunesse – un objectif qui fait l’objet d’un large consensus politique. La situation s’avère particulièrement problématique dans le secteur de la restauration. De plus, la campagne actuelle des achats-tests se termine en 2026 et, à ce jour, aucune information n’a été transmise quant à une éventuelle suite à donner, malgré les problèmes avérés communiqués en novembre dernier. Le contexte de restrictions budgétaires n’est guère de nature à rassurer quant à la poursuite de l’effort de prévention et aux éventuelles sanctions des contrevenants.
Les achats-tests concernent aussi les produits du tabac qui ont été testés en 2023 et en 2024. J’ai déjà abordé ce sujet au Grand Conseil en 2023 par une interpellation, à la suite de résultats qui laissaient également à désirer dans le domaine de la vente de tabac. En particulier, l’essor massif des cigarettes électroniques, y compris les puffs – cigarettes électroniques jetables – suscite de nouvelles inquiétudes parmi les spécialistes de la prévention et des addictions. Depuis juillet 2024, la Loi sur l’exercice des activités économiques a été révisée pour intégrer les produits nicotinés – cigarettes électroniques et sachets de nicotine – dans l’interdiction de vente aux mineurs. À la suite de cette révision, la vente de cigarettes électroniques a également été soumise à autorisation. Or, à notre connaissance, aucune campagne d’achats-tests n’a encore intégré la vérification de l’interdiction de vente de cigarettes électroniques aux mineurs. Par conséquent, à partir de 2026, une nouvelle campagne se justifierait aussi sous cet angle. Compte tenu de ces diverses préoccupations, j’adresse une série de questions au Conseil d’Etat.
Retour à l'ordre du jourL’interpellation est renvoyée au Conseil d'Etat qui y répondra dans un délai de trois mois.