26_HQU_36 - Question orale Blaise Vionnet - L'herbe est-elle plus verte aux USA qu'au CHUV?.
Séance du Grand Conseil du mardi 10 mars 2026, point 3.11 de l'ordre du jour
Texte déposé
Nous avons appris qu'un des pontes de l'oncologie du CHUV, le professeur George Coukos, partait aux USA pour y poursuivre ses travaux sur les thérapies cellulaires, thérapies innovantes contre le cancer. Ces travaux ont débuté à Lausanne lors de son engagement.
On apprend également que ce départ fait suite à une période de turbulences au sein du département de l'oncologie du CHUV.
Nous nous permettons de demander au Conseil d'Etat de nous éclairer sur les raisons de ce départ regrettable et surtout de nous expliquer quelle stratégie il compte mettre en place pour éviter à l'avenir le départ d'autres personnes dans des domaines de pointe qui contribuent au rayonnement du CHUV.
Transcriptions
Question orale Blaise Vionnet – L'herbe est-elle plus verte aux USA qu'au CHUV ? (26_HQU_36)
Nous avons appris que le professeur George Coukos, l’une des figures majeures de l’oncologie au CHUV, s’apprête à partir aux États-Unis pour poursuivre ses travaux sur les thérapies cellulaires, des traitements innovants contre le cancer qu’il a initiés à Lausanne lors de son engagement.
Ce départ intervient également après une période de turbulences au sein du département d’oncologie du CHUV.
Dans ce contexte, nous souhaitons demander au Conseil d’État de bien vouloir éclairer la cause de ce départ regrettable et, surtout, de préciser quelle stratégie il envisage pour prévenir à l’avenir le départ d’autres personnes dans des domaines de pointe, dont la présence contribue directement au rayonnement scientifique et médical du CHUV.
Retour à l'ordre du jourDans le cadre de l’adaptation des activités de recherche et des ressources aux priorités cliniques des prochaines années, le CHUV a entrepris une réorganisation de sa recherche en oncologie et en thérapie cellulaire. Dans ce contexte, le professeur Coukos a quitté le CHUV en octobre 2025 pour se consacrer pleinement à ses fonctions académiques à l’UNIL. Le département d’oncologie qu’il dirigeait depuis 2012 a été réorganisé conformément aux standards institutionnels et aux recommandations du Contrôle cantonal des finances : un département d’oncologie clinique rattaché au CHUV et un département d’oncologie fondamentale rattaché à l’UNIL. Ce dernier a été placé sous la direction du professeur Coukos.
Début février 2026, l’Institut Ludwig (LICR) a annoncé la nomination du professeur Coukos comme directeur d’un nouveau laboratoire aux États-Unis, ce qui implique son départ de l’UNIL et de son poste de directeur de la branche lausannoise du LICR. Le Conseil d’État tient à remercier le professeur Coukos pour sa contribution à faire de Lausanne un pôle de référence internationalement reconnu en matière d’immunothérapie cellulaire, et se réjouit de la poursuite des relations fructueuses entre les institutions vaudoises et le LICR. Il rappelle également que le professeur Coukos a contribué à attirer des chercheuses et chercheurs de pointe, qui poursuivront leurs activités à Lausanne et continueront à renforcer le rayonnement de la recherche en oncologie.
Enfin, le Conseil d’État souligne que la mobilité internationale des chercheuses et chercheurs est un phénomène courant. Le canton reste une place forte de recherche en oncologie, grâce à des compétences et infrastructures de pointe, ainsi qu’à un écosystème unique développé au fil des décennies, soutenu par des investissements significatifs de l’État, du CHUV, de l’UNIL et de leurs partenaires. Lausanne demeure ainsi reconnue tant sur le plan académique que clinique et continue d’attirer des talents, comme en témoigne la production scientifique de haut niveau de ses chercheuses et chercheurs.