26_POS_28 - Postulat Laurence Cretegny et consorts au nom du PLR - Pas de suppression du stationnement sans alternative pour les usagers (Développement et demande de renvoi à commission avec au moins 20 signatures).
Séance du Grand Conseil du mardi 16 juin 2026, point 15 de l'ordre du jour
Texte déposé
Le nombre de véhicules motorisés en circulation dans notre pays a fortement augmenté au cours des dernières décennies, passant de 4,8 à 6,8 millions entre 2000 et 2024. Dans le même temps, la part du transport individuel motorisé demeure prépondérante et devrait le rester à long terme, selon les Perspectives 2050 sur le trafic de l’Office fédéral du développement territorial (pas de changement notable de la part modale du transport individuel à l’horizon 2050).
Parallèlement, on observe une diminution progressive de l’offre de stationnement en milieu urbain, notamment sur le domaine public (cf. Feuille des avis officiels). Cette évolution engendre des effets néfastes : augmentation du trafic de recherche de stationnement, pression accrue sur les résidents motorisés, accessibilité réduite pour les visiteurs et impacts économiques pour les activités au centre-ville (restauration, commerces).
En outre, les nouvelles constructions, en particulier en milieu urbain, tendent à offrir un nombre restreint de places privées. Dans ce contexte, il apparaît pertinent d’examiner les instruments permettant de préserver une offre de stationnement cohérente avec les besoins.
Si le stationnement reste d’autorité communale, il est important que nous puissions avoir une vision cohérente de cet élément clé de notre système de mobilité à l’échelon cantonal, comme à Genève par exemple, où il a été mis en œuvre un mécanisme de compensation des places supprimées avec, pour objectif, de maintenir une offre de référence.
Une analyse de l’opportunité d’un tel dispositif, soit l’introduction d’un principe de compensation dans le domaine du stationnement, y compris pour les deux-roues, paraît justifiée au vu de l’évolution de la situation.
Dans ce contexte, au travers de ce postulat, il est demandé au Conseil d’Etat d’examiner et d’étudier :
• Les modalités de compensation des places supprimées, en particulier dans un périmètre défini ;
• Le rôle des parkings en ouvrage, publics ou privés, dans ce mécanisme ;
• Les conditions de mise en œuvre, notamment temporelles ;
• Les cas dans lesquels une compensation pourrait être adaptée ou assouplie.
En fonction des analyses, le Conseil d’État est invité à examiner l’opportunité d’introduire un système de compensation dans le domaine du stationnement du transport individuel et des deux-roues (cycles, cyclomoteurs et motocycles), et de proposer une base légale en ce sens. Cet instrument doit viser le maintien d’une offre de référence face à la suppression progressive des places de parc sur le domaine public.
Conclusion
Renvoi à une commission avec au moins 20 signatures
Liste exhaustive des cosignataires
| Signataire | Parti |
|---|---|
| Bernard Nicod | PLR |
| Yann Glayre | UDC |
| Romain Belotti | UDC |
| Cédric Weissert | UDC |
| Loïc Bardet | PLR |
| Stéphane Jayet | PLR |
| Jean-Daniel Carrard | PLR |
| Stéphane Jordan | UDC |
| Isabelle Freymond | IND |
| Elodie Golaz Grilli | PLR |
| Guy Gaudard | PLR |
| Olivier Agassis | UDC |
| Jean-François Thuillard | UDC |
| Philippe Germain | PLR |
| Laurence Bassin | PLR |
| Nicolas Bolay | UDC |
| Jean-François Cachin | PLR |
| Marc Morandi | PLR |
| Josephine Byrne Garelli | PLR |
| Gérard Mojon | PLR |
| Jean-Rémy Chevalley | PLR |
| Olivier Petermann | PLR |
| Carole Schelker | PLR |
| Jean-Luc Bezençon | PLR |
| Aurélien Clerc | PLR |
| Denis Dumartheray | UDC |
| Valentin Christe | UDC |
| Pierre Kaelin | PLR |
| Maurice Neyroud | PLR |
| Marc-Olivier Buffat | PLR |
| Charles Monod | PLR |
| Thierry Schneiter | PLR |
| Loïc Saugy | PLR |
| Florence Bettschart-Narbel | PLR |
| Georges Zünd | PLR |
| Sergei Aschwanden | PLR |
Documents
Transcriptions
Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourLe stationnement constitue un élément essentiel du système de mobilité et de l’accessibilité à nos villes et villages, cela soit‑il pour les véhicules à quatre ou deux roues. Or, la réduction progressive des places de stationnement, en particulier sur le domaine public, crée des difficultés croissantes pour les résidents, les visiteurs, les livreurs, les entreprises et les commerces. Une offre de stationnement suffisante contribue à limiter le trafic de recherche de places, à améliorer la fluidité de la circulation. Elle joue également un rôle important dans le maintien de l’attractivité économique des commerces, des établissements publics et des activités de proximité. Dans le même temps, les nouvelles constructions prévoient souvent un nombre limité de places de stationnement privées, ce qui accentue la pression sur les infrastructures existantes. Cette évolution justifie une réflexion globale sur la préservation d’une offre adaptée aux besoins réels de la population et, bien sûr, des acteurs économiques.
Dès lors, mon postulat propose d’examiner la mise en place de mécanismes permettant de compenser, lorsque cela est nécessaire, les places supprimées. Une telle approche favoriserait une gestion cohérente du stationnement à l’échelle du territoire, tout en tenant compte des besoins locaux. Cette réflexion ne remet donc pas en cause les compétences communales en matière de stationnement. Les communes demeuraient libres de définir leur politique en fonction de leurs réalités et de leurs priorités. Ainsi, l’objectif consisterait avant tout à disposer d’un cadre de référence permettant de préserver une offre de stationnement adaptée, tout en garantissant la souplesse nécessaire et la prise en compte des spécificités de chaque commune.
Retour à l'ordre du jourLe postulat, cosigné par au moins 20 membres, est renvoyé à l’examen d’une commission.