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25_LEG_85 - EMPD (1er débat) Exposé des motifs et projet de décret accordant au Conseil d'Etat un crédit d'investissement de CHF 5'409'000 pour financer la digitalisation des échanges école-famille et la sécurisation du système d'information de la Direction générale de l'enseignement obligatoire et de la pédagogie spécialisée (DGEO).

Séance du Grand Conseil du mardi 12 mai 2026, point 36 de l'ordre du jour

Documents

Transcriptions

Visionner le débat de ce point à l'ordre du jour
M. Maurice Gay (PLR) — Rapporteur

La Commission thématique des systèmes d’information (CTSI) s’est réunie le mardi 13 janvier 2026 pour traiter de cet objet. M. Frédéric Borloz, chef du Département de l’enseignement et de la formation professionnelle (DEF), a participé à la séance. Il était accompagné de Mme Laure Dessemontet, directrice de la direction de l’évaluation et de la planification de l’éducation (DEPE), de M. Jean-François Theubet, directeur général adjoint à la Direction générale de l’enseignement obligatoire et de la pédagogie spécialisée (DGEO), de M. Olivier Cavin, responsable de l’Office du personnel enseignant (OPES), de M. Pedro Coelho, directeur général adjoint de la Direction générale de l’enseignement postobligatoire (DGEP), et de M. Patrick Amaru, directeur général de la Direction générale du numérique et des systèmes d’information (DGNSI). M. Yvan Cornu, secrétaire de la commission, a tenu les notes de séance et contribué à la rédaction de ce rapport de commission, ce dont nous le remercions.

Lors de sa séance du 13 janvier 2026, la CTSI a examiné le présent exposé des motifs et projet de décret (EMPD) ainsi que l’EMPD (25_LEG_151) que nous traiterons tout à l’heure. Pour le DEF, il est important d’aller de l’avant sur les projets informatiques en gestation depuis le début de la législature. Aujourd’hui, le DEF travaille avec certains outils informatiques qui sont quelque peu obsolètes et qui contraignent encore l’administration à accomplir de nombreuses tâches manuelles, alors même qu’elles pourraient être automatisées et améliorées dans le cadre d’un dispositif plus moderne. Le DEF compte aujourd’hui près de 18’000 collaboratrices et collaborateurs.

Ce premier EMPD porte sur la mise en place d’un portail de communication destiné à faciliter et structurer les échanges entre l’école et les parents. Il sera, dans un premier temps, déployé afin de remplacer les pratiques informelles et peu adaptées telles que les groupes de messagerie instantanée sur WhatsApp. L’objectif est de disposer d’un outil de communication fiable, efficace et accessible, notamment multilingue, permettant la diffusion d’informations pratiques et générales. A terme, la plateforme pourra être enrichie de fonctionnalités supplémentaires comme les résultats scolaires.

Le secrétariat général du DEF précise la raison pour laquelle plusieurs EMPD du département sont présentés simultanément. Ces projets sont en effet étroitement liés. Sans les données de gestion fournies par la DGEP, le paiement des enseignants ne pourrait pas être correctement assuré, de même que les informations doivent être partagées avec la DGEO. Le DEF présente donc, en toute transparence, une demande de financement conséquente auprès du Grand Conseil. Mais les projets sont coordonnés et interdépendants. Les deux EMPD examinés s’inscrivent dans une même vision stratégique.

Au vote sur le projet de décret, l’article 1 est adopté à l’unanimité. A l’article 2, un commissaire propose l’amendement suivant sur les charges d’intérêts : « Ce montant sera prélevé sur les dépenses d’investissement, amorti en 5 ans et sans intérêt. » Au vote, l’amendement est refusé par 9 voix contre 3 et 3 abstentions. L’article 2, non amendé, est adopté par 13 voix et 2 abstentions. L’article 3, formule d’exécution, est adopté tacitement. Au vote final, le projet de décret est adopté par 13 voix et 2 abstentions. A l’unanimité, la CTSI recommande au Grand Conseil d’accepter l’entrée en matière sur ce projet de décret.

M. Stéphane Montangero (SOC) — Président

La discussion sur l’entrée en matière est ouverte.

M. Jacques-André Haury (V'L) —

Le groupe vert’libéral n’accueille pas ce projet avec un grand enthousiasme, au point qu’il n’entend pas soutenir l’entrée en matière, et cela pour deux raisons principales. Premièrement, nous ne percevons pas la nécessité pour l’administration, et plus particulièrement pour la Direction générale de l’enseignement obligatoire, de communiquer directement avec les parents, les familles ou les élèves. Nous estimons que, dans un souci de préserver au maximum l’autonomie des établissements, les échanges entre l’école et les parents doivent s’effectuer par l’intermédiaire des établissements eux-mêmes, et non selon une approche centralisée et technocratique émanant directement du département.

Deuxièmement, nous sommes quelque peu surpris d’apprendre que des projets pilotes doivent être menés – sauf erreur dans l’Ouest vaudois – afin d’évaluer ce nouvel outil de communication, alors même que les résultats de ces essais ne sont pas encore connus et que le crédit nous est déjà soumis. Pour ces raisons, et afin de marquer ses réserves à l’égard de ce projet, le groupe vert’libéral ne soutiendra pas l’entrée en matière.

M. Frédéric Borloz (C-DEF) — Conseiller d’Etat

J’attire votre attention sur le fait que nous avons besoin d’outils informatiques pour gérer un système scolaire de plus de 100’000 élèves. En l’occurrence, l’interface parents-élèves est une interface destinée à la classe, et non « un grand machin » administratif géré par on ne sait qui ; elle ne sera donc pas du tout anonymisée ou je ne sais quoi. Il s’agit bien de faciliter la relation entre les parents et les enseignants, voire l’établissement, pour organiser cette communication.

Il est tout à fait normal de commencer par des projets pilotes. Ce qui est vraiment coûteux, ce n’est pas de lancer un projet pilote, c’est de pouvoir fabriquer une application qui soit généralisée et disponible pour l’ensemble des parents. C’est vraiment le nœud du travail, et notamment une partie qui figure dans cet exposé des motifs.

Aujourd’hui, nous vous présentons un projet – et un autre viendra ultérieurement – qui vise à mettre à jour notre système de gestion informatique. Actuellement, dans le département, nous avons un système de gestion informatique qui date. Cela va de la gestion du personnel aux salaires, en passant par les activités diverses du département, qui sont nombreuses. Le moment est largement venu de se doter d’outils plus performants. Je crois que la commission, qui a pu analyser tout cela en détail, a bien pris la mesure des enjeux.

Mme Florence Bettschart-Narbel (PLR) —

Je dois dire que je ne comprends pas très bien les réticences de certains de mes collègues sur cet objet, parce que je crois que c’est une attente des parents. Lorsque j’étais au Conseil communal de Lausanne, il y a environ 10 ans, j’avais déposé un postulat pour demander justement une telle application, parce que je trouvais que, quand on était parent et que l’on avait un enfant malade, il fallait penser à appeler l’accueil pour enfants en milieu scolaire (APEMS), et l’école pour dire que les enfants étaient absents : c’était bien compliqué. Avec les outils modernes, des outils tels qu’une application – comme ce que propose le département – faciliteront la vie de tout le monde, et celle de bien des parents. Je soutiens donc à 200 % cette idée et j’espère qu’elle pourra rapidement être mise en place.

Mme Yolanda Müller Chabloz (VER) —

Je me permets de faire quelques remarques en tant que parent d’élève. Je ne sais pas si l’établissement où sont mes enfants fait partie du projet pilote, mais peu de choses m’ont plus énervée cette année que de devoir scanner un code QR collé dans un agenda de communication pour accéder à des circulaires. Si c’est cela la nouvelle velléité de communication du département, je pense que c’est plutôt préoccupant.

Je suis totalement en faveur de l’éducation numérique. Je pense qu’il est important que les enfants puissent y accéder et acquérir des compétences dans ce domaine. Mais il est aussi important qu’ils reçoivent le message que toute communication ne doit pas être numérique, et qu’il est tout aussi important d’utiliser le papier quand c’est le moyen le plus efficace pour transmettre des informations. Je pense que les petits rituels de signature hebdomadaire d’agenda sont aussi des choses qu’il ne faudrait pas enlever.

J’ai donc quelques doutes sur ce qui est proposé. Si l’idée est de faire du tout numérique dans la communication entre les établissements scolaires et les parents d’élèves, ce n’est, à mon sens, pas une voie à suivre. Il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup de personnes pour qui il est compliqué d’accéder aux informations sous forme digitale ou numérique, et qu’il y a aussi le risque, en déployant ces outils à large échelle, de laisser des gens sur le carreau.

Mme Céline Baux (UDC) —

Pour répondre à M. Haury, je suis membre de la CTSI, mais je parle aussi en tant que parent. Actuellement, c’est exactement ce qui se fait : tout le monde travaille avec WhatsApp. Les groupes se forment, même si cela n’est pas forcément autorisé à l’école. C’est la solution de facilité. Les enseignants eux-mêmes et les parents correspondent souvent avec ce programme, qui n’est pas très sécurisé et sur lequel on peut aussi trouver des dangers, des spams, qui finissent par causer des difficultés très graves aux parents et aux élèves.

Disposer d’un système régi par l’Etat, qui a toutes les protections possibles pour qu’il n’y ait pas de soucis de protection des données, est quelque chose de très important. Je pense qu’entrer en matière sur ce sujet, c’est aussi entrer en matière sur une solution facilitant la vie des enseignants, des enfants et des parents.

M. Didier Lohri (VER) —

Il me semble qu’il convient de dissocier la question du numérique de celle qui nous occupe aujourd’hui. Ajouter une couche supplémentaire de développements spécifiques ne correspond pas nécessairement, à mes yeux, à ce que l’on entend par une véritable politique du numérique au service des élèves. Pour ma part, j’ai compris ce crédit comme une amélioration de l’administration, dont l’une des particularités est de permettre de contacter les parents.

Mme Bettschart-Narbel a rappelé qu’il y a dix ans déjà, elle déposait des interventions sur cette question du numérique. Pour ma part, je rappelle qu’il existe sur le marché des logiciels tels que PRONOTE, développé par INDEX EDUCATION, qui ont été testés par l’État de Vaud et par les écoles, et qui intègrent déjà tout un système de gestion et d’échanges plus ou moins sécurisé. À la lecture de cet EMPD, j’ai surtout retenu l’importance de la dimension sécuritaire. Notre collègue Raedler évoquait ce matin WhatsApp ; or, la question ne porte pas uniquement sur les outils de communication, mais également sur le soutien informatique nécessaire pour garantir la sécurité. Lorsque l’on parle de l’échange d’informations avec les parents, on ne traite finalement que d’un aspect relativement limité de l’ensemble de la problématique numérique. Pour ma part, c’est avant tout la question de la sécurité qui est important.

Le seul bémol de cet EMPD est qu’il ne prend pas en compte l’intercantonalité, alors que d’autres cantons utilisent eux aussi des moyens de communication destinés aux parents. C’est souvent le problème avec l’informatique : on finit par tout mélanger et par engager des investissements complémentaires pour refaire quelque chose qui existe et fonctionne depuis douze ans. La solution proposée n’est évidemment pas idéale, mais l’aspect que je retiens avant tout est celui de la sécurité des données. C’est donc uniquement pour cette dimension sécuritaire que je soutiendrai cet EMPD. Quant à l’application informatique, je pense qu’il y a eu des développements qui n’étaient peut-être pas nécessaires à la DGNSI. Il aurait sans doute suffi d’implémenter des logiciels du marché, déjà performants, plutôt que de développer une nouvelle solution.

Mme Sabine Glauser Krug (VER) —

J’ai cru comprendre que cette demande émanait de l’Association vaudoise des parents d’élèves (APE), qui sont contents de pouvoir disposer d’une alternative à WhatsApp, car c’est effectivement un moyen de communication qui s’est généralisé avec le temps.

Cela dit, vous connaissez mon amour des technologies informatiques. Pour moi, il est important aussi qu’on puisse garantir le droit à la déconnexion. J’aimerais bien savoir, monsieur le conseiller d’Etat, ce qu’il en sera par la suite. Cette application sera-t-elle obligatoire, c’est-à-dire devra-t-on disposer d’un téléphone ou d’une tablette pour pouvoir communiquer avec l’école ? L’agenda papier ne suffira-t-il plus pour les communications de base ? Ce sont ces questions qui me tracassent encore aujourd’hui et qui m’empêchent de me faire une idée claire sur mon vote.

M. Jacques-André Haury (V'L) —

J’aimerais relever un ou deux points. Je ne me prononce pas sur la sécurité, parce que je pense que c’est le véritable intérêt d’une expérience pilote. Concernant le tout numérique, je comprends bien l’inquiétude de Mme Müller Chabloz : l’idée que tout va échapper au papier dans les relations entre les parents, les enseignants et les élèves, que toute notre vie quotidienne doit se faire par du numérique, est une idée qui va certainement se heurter à des limites. On sera tout content de pouvoir, de temps en temps, renvoyer un petit mot ou écrire une petite note dans le carnet de l’élève. J’espère que ce sera maintenu. En ce sens, je pense que ce projet ne va pas apporter grand-chose.

J’aimerais insister sur le côté projet-pilote. Je ne comprends pas qu’on puisse nous demander un crédit de 5,5 millions pour une réalisation informatique avant d’avoir procédé au test pilote. Il est possible qu’après quelques mois d’essai, on constate que les parents n’aiment pas cette nouvelle informatique de l’Etat, qu’ils préfèrent le bon vieux WhatsApp malgré les risques pour la sécurité – ou qu’ils utilisent Threema, comme le groupe vert’libéral. Il y a des moyens sécurisés pour échanger. Je suis très surpris de cette démarche qui consiste à demander le crédit avant de voir s’il est vraiment justifié et efficace.

M. Frédéric Borloz (C-DEF) — Conseiller d’Etat

Une information qui, aujourd’hui encore, circule largement sous forme papier – je reviendrai dans un instant sur la question du maintien de ce support. Or, ces documents peuvent facilement être égarés, oubliés, ou simplement rester sur un coin de table à la cuisine. Il est donc pertinent de disposer d’informations plus fiables et plus stables, rapidement transmissible, par exemple lorsqu’une sortie doit être annulée. Cela permet ainsi d’échanger.

La nécessité de cette application a été testée au préalable, dans la mesure où un sondage assez large a été mené auprès d’enseignants, lesquels sont parfois fatigués de recevoir des téléphones à 20 heures. Nous essayons de mettre en place un moyen de communication plus simple, qui permette à des parents – qui travaillent et rentrent peut-être tardivement, et dont c’est le seul moment de communiquer – d’échanger avec un enseignant qui aimerait aussi avoir sa soirée de libre. Nous essayons d’harmoniser un peu le système de communication entre les parents et les enseignants. En même temps, on essaye de rapprocher les parents des enseignants, pour que cet échange puisse se faire de la manière la plus harmonieuse possible et, si possible, sécurisée.

Nous ne supprimerons pas les agendas – nous venons d’ailleurs de relancer l’impression de deux ans d’agendas. Notre but n’est pas de les supprimer. Nous verrons, avec le temps, nous ferons des tests : peut-être l’agenda deviendra-t-il inutile, ou peut-être que dans 10-15 ans, il sera toujours présent dans l’école vaudoise.

Je me tue à le répéter à toutes celles et tous ceux qui s’opposent à l’éducation numérique : c’est une nouvelle manière d’enseigner, mais nous gardons également l’ancienne. Les nouveaux moyens de français que nous venons d’éditer, sur tous les niveaux scolaires, sont la démonstration que nous ne baissons pas du tout les bras et que nous ne supprimons pas les livres : au contraire. Le temps hebdomadaire devant un écran représente 20 % au maximum – c’est rarement atteint, d’ailleurs. Il n’y a pas très longtemps, j’ai assisté à un cours d’une heure et demie sur l’éducation numérique, sur les dangers des réseaux sociaux pour les élèves ; ils n’ont pas allumé un ordinateur de tout le cours. Tout était enseigné à travers des fiches et un tableau – c’était d’ailleurs passionnant. Si des députés sont intéressés, nous pouvons d’ailleurs refaire quelques immersions, comme nous l’avons fait par le passé dans l’éducation numérique. J’organise très volontiers cela, pour que vous voyiez comment les choses fonctionnent.

Mais nous ne sommes pas en train de parler d’éducation numérique. Revenons-en à l’application, qui est là pour rendre service et pour essayer de trouver un moyen de communiquer plus simplement et directement, dans l’intérêt des élèves, bien que cela ne concerne pas les élèves, mais les parents et l’école, respectivement les enseignants et la direction. C’est quelque chose d’assez simple qu’il s’agit de mettre en place. La plupart des cantons qui nous entourent ont un système similaire.

Pourquoi le faisons-nous « maison » ? Parce qu’ainsi, il est compatible, notamment pour retrouver les données. Une fois que les parents se sont identifiés, il faut que ce soit simple : ils n’ont plus besoin de rechercher le numéro de la classe, les programmes, etc. Tous les liens sont faits immédiatement, parce le système est harmonisé. Certes, parfois c’est compliqué, mais c’est ainsi que cela fonctionne dans la plupart des grandes sociétés du monde : elles ont des systèmes harmonisés pour éviter les problèmes de compatibilité. Plusieurs cantons qui ont pris des systèmes fabriqués par des tiers – un système français pour Neuchâtel, un système suisse-allemand pour le canton de Fribourg, etc. – connaissent des problèmes de coordination et de compatibilité entre les systèmes. Nous avons récolté plusieurs témoignages. Voilà la raison pour laquelle nous avons choisi cette manière de faire. Elle est durable, elle va s’adapter et elle est attendue par les gens que nous avons sondés, à savoir les enseignants et les parents.

M. Stéphane Montangero (SOC) — Président

La discussion est close.

L’entrée en matière est admise avec quelques avis contraires et abstentions.

Le projet de décret est adopté en premier débat avec quelques abstentions.

M. Maurice Gay (PLR) — Rapporteur

Au vu des discussions sur les différents articles, je vous demande un deuxième débat immédiat.

M. Stéphane Montangero (SOC) — Président

Le deuxième débat immédiat est admis à la majorité des trois quarts (79 voix contre 16 et 10 abstentions).

Deuxième débat

Le projet de décret est adopté en deuxième débat.

La discussion générale est ouverte.

M. Didier Lohri (VER) —

Monsieur le président, je vous prie d’être attentif. En effet, j’avais refusé l’article 2. Et cette fois, je m’abstiendrai ou le refuserai, puisque les articles seront traités d’un seul bloc. 

M. Stéphane Montangero (SOC) — Président

Je prends note de votre vote pour l’article 2 au premier débat. En revanche, nous avons désormais terminé ce deuxième débat ; il n’y a donc plus de vote. Il reste le vote final. 

La discussion est close.

Le projet de décret est adopté définitivement par 81 voix contre 9 et 13 abstentions.

 

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