25_REP_37 - Réponse du Conseil d'Etat au Grand Conseil à l'interpellation Anna Perret et consorts au nom du groupe des Vert.e.s - Burnout dans le canton de Vaud: où en sont les réflexions autour du dispositif cantonal? (25_INT_9).
Séance du Grand Conseil du mardi 31 mars 2026, point 32 de l'ordre du jour
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Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourJe remercie le Conseil d’État et la conseillère d’État pour la réponse à mon interpellation, qui décrit les réflexions en cours liées à la prévention du burn-out dans notre canton, notamment le développement d’un programme cantonal pour la promotion de la santé au travail qui vise à renforcer les mesures de prévention de l’épuisement professionnel, l’élaboration d’une politique cantonale de santé mentale auquel le programme pour la promotion de la santé au travail sera en partie rattaché et la finalisation d’un plan stratégique cantonal de promotion de la santé et de prévention auprès des enfants et des jeunes en ce qui concerne le burn-out parental.
Ce qui m’inquiète à la lecture de cette réponse est le décalage temporel par rapport à l’urgence de la situation : les réflexions semblent loin d’être terminées et sont axées essentiellement sur la prévention, alors qu’il y a urgence, si on en croit les derniers chiffres de Statistique Vaud qui montrent que l’épuisement physique et émotionnel au travail touche déjà 30 % de la population active dans notre canton, un taux supérieur à la moyenne nationale.
Au-delà des statistiques, plusieurs témoignages de personnes en burn-out m’ont été transmis, qui peinent à trouver un soutien adéquat et des soins adaptés dans le canton. Visiblement, il est assez difficile de trouver des conseils, rapidement et facilement, dans le canton. J’ai également reçu des témoignages de personnes qui s’inquiètent du manque de protection des collègues qui doivent prendre le relais des personnes en burn-out et qui s’épuisent à leur tour. J’aurais donc deux questions complémentaires pour la conseillère d’État : quand peut-on espérer la finalisation et la mise en œuvre du programme cantonal pour la promotion de la santé au travail et de la politique cantonale de la santé mentale ? En plus de la prévention, quelles mesures sont prévues pour une prise en charge plus efficace des personnes actuellement en burn-out ?
La discussion est ouverte.
Je souhaite exprimer mon soutien aux remarques de l’interpellatrice, notamment en ce qui concerne certaines inquiétudes soulevées. Je relève, par ailleurs, que, dans les stratégies évoquées jusqu’à présent – en tout cas telles qu’elles ressortent de la réponse à cette interpellation – les partenaires sociaux ne semblent pas encore suffisamment impliqués dans ces questions.
De même, certains labels, comme Promotion Santé Suisse, reposent encore trop peu sur l’implication des salariés des organisations concernées, alors même que les situations de burn-out surviennent dans ces environnements. Il me paraît donc nécessaire de renforcer l’engagement des principaux acteurs – employeurs comme employés – afin de garantir une politique publique cohérente en la matière. Je m’exprime ici plus particulièrement sur le volet de la prévention, et j’espère que le département prêtera l’attention nécessaire à cet aspect dans le cadre de ses développements futurs.
Je suis désolée : j’espérais une autre prise de parole afin que, à l’autre bout du fil et de WhatsApp, l’on puisse me transmettre des compléments d’information. Je ne peux pas vous répondre, madame l’interpellatrice, sur les délais de mise en œuvre. Je suis désolée.
S’agissant de votre deuxième question, il s’agit d’une problématique large de prévention du burn-out. Chaque employeur a un rôle à jouer. La réponse le rappelle bien : l’État peut beaucoup, mais il ne peut pas tout, et il ne peut évidemment pas se substituer aux responsabilités des employeurs ni aux problématiques que vous évoquez. Lorsqu’il y a des situations de burn-out au sein d’une entreprise, se pose aussi la question des mesures mises en place pour protéger celles et ceux qui restent en activité et qui doivent suppléer à l’absence de collègues.
Enfin, concernant votre suggestion, monsieur Bouverat, j’en prends bonne note et la transmettrai aux équipes dans le cadre de l’élaboration du programme.
Retour à l'ordre du jourLa discussion est close.
Ce point de l’ordre du jour est traité.