25_LEG_77 - EMPD (1er débat) accordant au Conseil d'Etat un crédit d’étude de CHF 1'645'000.- pour financer les études d’assainissement et de renforcement du viaduc sur la Grande Eau et les CFF de la RC 705, sur le territoire des communes d’Aigle et d’Yvorne.
Séance du Grand Conseil du mardi 16 juin 2026, point 26 de l'ordre du jour
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Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourLa commission s’est réunie le jeudi 2 avril 2026 et en préambule, je tiens à remercier M. Cédric Aeschlimann, secrétaire de commission, pour l’excellent travail fourni.
Il s’agit d’un crédit d’études de 1’645’000 francs destiné à l’assainissement et le renforcement du plus long viaduc situé sur les routes vaudoises de 545 mètres de longueur qui se trouve dans le plus beau district de ce canton sur les communes d’Aigle et d’Yvorne ! Ce viaduc permet de franchir les voies CFF et la Grande Eau. Construit il y a plus d’un demi-siècle, il repose sur une structure mixte béton-acier. L’ouvrage soutient un trafic significatif avec plus de 10’000 véhicules par jour, dont environ 2 % de poids lourd. Les principales dégradations observées concernent notamment le tablier, où les défauts d’étanchéité et de conception des bordures provoquent des infiltrations d’eau chargées en sel de déverglaçage. Ces écoulements entraînent une dégradation marquée du béton et la corrosion des armatures, particulièrement d’un côté de l’ouvrage en raison du dévers. Des purges régulières du béton sont nécessaires pour garantir la sécurité des usagers situés sous le viaduc. Des dégradations similaires sont observées au niveau des culées et des piles dues aux infiltrations d’eau. Les joints de chaussée, et en particulier les joints à peigne, présentent également des dysfonctionnements. Ils atteignent leurs limites lors de fortes températures, générant des contraintes importantes dans la structure. Les appuis du pont sont aussi affectés et ne permettent plus les mouvements nécessaires liés aux variations thermiques, ce qui impose leur remplacement. Malgré ces éléments, plus de 99 % de la structure reste en bon état et la conception d’origine est globalement satisfaisante. Toutefois, certains éléments, comme les glissières de sécurité, ne sont plus conformes aux normes actuelles.
En outre, il existe un autre problème, structurel, lié aux fondations. Certaines sont profondes, d’autres superficielles, ce qui a entraîné des tassements différenciés. Des interventions de relevage des appuis ont été nécessaires durant les premières années d’exploitation. Ce phénomène tend toutefois à se stabiliser avec le temps.
Une question précise et intéressante a été relevée concernant le phasage des travaux et relative à l’inclusion du groupe de phase 5 dans le crédit d’études, alors que cette phase est habituellement rattachée au crédit de réalisation. Le montant du crédit peut paraître élevé s’il est uniquement rapporté aux phases 3 et 4, alors qu’une part importante concerne en réalité la phase 5 d’exécution.
Il nous est répondu que la phase 33 correspond à la mise à l’enquête, laquelle n’est en principe pas requise dans le cadre d’un assainissement d’ouvrage réalisé à l’identique. Toutefois, une réflexion reste en cours concernant l’aménagement d’un carrefour spécifique pour lequel une mise à l’enquête pourrait éventuellement être nécessaire selon le projet retenu. La question du financement de cette éventuelle procédure demeure ouverte à ce stade. Concernant l’intégration de la phase 5 dans le crédit d’études, la pratique habituelle consiste à inclure les études jusqu’à la phase 41, puis à intégrer les phases ultérieures dans le crédit de construction. Toutefois, dans le cas présent, des contraintes financières et organisationnelles – notamment le plafond du crédit d’études et l’impossibilité d’en solliciter un second – ont conduit à un phasage différent. L’ampleur et l’évolution des besoins en étude ont également justifié cette approche, consistant à regrouper certaines phases dans un même crédit.
Le directeur général de la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) complète en précisant que les montants liés à une éventuelle mise à l’enquête resteraient modestes et ne concernent pas directement l’ouvrage principal. Il souligne également que le choix opéré s’explique par un souci d’efficacité et d’urgence permettant d’engager rapidement la phase de projet d’exécution dès l’octroi du crédit, indépendamment du crédit de réalisation, afin de sécuriser le crédit des travaux.
Finalement, la commission vous recommande d’entrer en matière sur ce projet de décret à l’unanimité. La commission a accepté l’article 1 à l’unanimité, l’article 2 par 14 voix et 1 abstention, et l’article 3 à l’unanimité.
La discussion sur l’entrée en matière est ouverte.
Je m’exprime en tant que régional de l’étape. En préambule, j’aimerais remercier Mme la conseillère d’Etat et ses services de se préoccuper ainsi de l’entretien du viaduc de la Grande Eau et de prévoir sa réfection. Cet ouvrage constitue un axe de circulation vital à l’entrée de la ville d’Aigle, permet son contournement, dessert sa zone industrielle, assure dans un sens l’accès à l’autoroute, dans l’autre, celui aux stations des Alpes-Vaudoises, offre une voie directe et rapide pour se rendre à l’Hôpital Riviera‑Chablais (HRC) et fait office de liaison avec les communes du Bas-Valais.
Les travaux de réfection nécessiteront une mise en œuvre soigneuse, réfléchie, et coordonnée avec d’autres chantiers à venir. Nul doute que Mme la conseillère d’Etat s’assurera de la meilleure période pour les engager. Aussi, je vous invite, tout comme le groupe socialiste, à accepter l’entrée en matière et à adopter ce projet de décret.
Le pont Morandi, à Gênes, a été construit en 1964 et s’est écroulé en 2018, soit 54 ans plus tard.
Les ouvrages d’art dans le canton de Vaud sont effectivement aussi sollicités que ceux de l’étranger. Je remercie le Conseil d’Etat de son souci, car sa réfection s’avère importante, il est âgé de 51 ans. Nous devons être sensibilisés au sujet, car de nombreux travaux doivent être effectués dans le canton de Vaud, voire en Suisse. Ainsi, pour la sécurité des usagers, le PLR unanime vous suggère d’accepter ce projet.
La discussion est close.
L’entrée en matière est admise à l’unanimité.
Le projet de décret est adopté en premier débat à l'unanimité.
Compte tenu de l’unanimité, je vous propose un deuxième débat immédiat.
Retour à l'ordre du jourLe deuxième débat immédiat est admis à la majorité des trois quarts (102 voix contre 3 et 5 abstentions).
Deuxième débat
Le projet de décret est adopté en deuxième débat et définitivement par 108 voix.