26_HQU_106 - Question orale Valérie Zonca - Evénements de la LSCV dans les hautes écoles - pour ne pas noyer le débat.
Séance du Grand Conseil du mardi 9 juin 2026, point 3.22 de l'ordre du jour
Texte déposé
Ces dernières semaines, plusieurs événements publics organisés par des associations étudiantes à propos du Test de Nage Forcée (TNF) devaient avoir lieu à l’UNIL et à l’EPFL en collaboration avec la LSCV, mais ils ont systématiquement été soit annulés soit reportés sur décision des institutions. Le stand d’informations à l’UNIL lors de la Semaine de la Durabilité n'a pas été autorisé et celui à l'EPFL n'a pas pu avoir lieu pour des raisons organisationnelles. Ensuite, la table ronde prévue le 6 mai dernier a été annulée la veille de l’événement par l’EPFL et une nouvelle date a été évoquée pour le 27 mai puis, à nouveau, l’EPFL a souhaité la reporter à septembre. Quelles sont les raisons qui ont amené les hautes écoles à annuler ces événements et à empêcher la tenue d’un débat sur cette thématique ?
Transcriptions
Question orale Valérie Zonca – Evénements de la LSCV dans les hautes écoles – pour ne pas noyer le débat (26_HQU_106)
Ces dernières semaines, plusieurs événements publics organisés par des associations étudiantes au sujet du test de nage forcée (TNF), en collaboration avec la Ligue suisse contre l’expérimentation animale (LSCV), devaient se tenir à l’UNIL et à l’EPFL. Ceux-ci ont toutefois été systématiquement annulés ou reportés sur décision des institutions.
Quelles sont les raisons qui ont conduit les hautes écoles à annuler ces événements et à empêcher la tenue d’un débat sur cette thématique ?
Permettez-moi de commencer par rappeler que cette question concerne deux hautes écoles universitaires autonomes, et que de telles demandes peuvent être adressées directement aux institutions concernées, qui y répondront certainement de manière claire, précise et rapide.
Je souhaite également rappeler que, comme son nom l’indique, l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne est une institution placée sous l’autorité de la Confédération et non du Conseil d’Etat vaudois. Ainsi, je ne peux vous répondre que pour ce qui concerne l’université cantonale.
L’Université de Lausanne (UNIL) a en effet refusé la présence d’un stand de la LSCV lors de la Semaine de la durabilité en février 2026, une décision qui relève pleinement de son autonomie. L’UNIL a fondé cette décision sur le fait que ce stand portait des positions contraires à des principes fondamentaux de la recherche scientifique, en l’occurrence l’observation du vivant. L’UNIL considère en outre que le dialogue, notamment scientifique, avec la LSCV est particulièrement difficile.
Il me paraît utile de relever ici que l’UNIL est signataire de l’accord suisse sur la transparence dans la recherche animale (STAAR), un cadre national qui engage les organisations de recherche à communiquer ouvertement sur leur utilisation d’animaux dans la recherche et à promouvoir un dialogue public proactif et éthique. Elle applique par ailleurs le principe des trois R – remplacer, réduire, raffiner – qui vise à limiter autant que possible le recours à l’expérimentation animale. Si vous souhaitez davantage d’informations, je vous invite à les solliciter directement auprès de l’UNIL. Je me suis ici contenté de transmettre les informations communiquées par cette dernière.
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