24_REP_268 - Réponse du Conseil d'Etat au Grand Conseil à l'interpellation Florence Bettschart-Narbel et consorts - Unisanté serait-il devenu un vecteur de communication de l’USS ? (24_INT_158).
Séance du Grand Conseil du mardi 13 janvier 2026, point 7 de l'ordre du jour
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Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourJe remercie le Conseil d’État pour sa réponse. Il est vrai que cette question et cette réponse s’inscrivaient dans le contexte d’une campagne de votation, mais nous en sommes aujourd’hui bien éloignés. La réponse du Conseil d’État me satisfait, tout en soulignant qu’il est essentiel de veiller à ce que les entités publiques participent de manière strictement mesurée aux campagnes politiques, afin de garantir le respect de leur neutralité.
La discussion est ouverte.
Je me permets d’intervenir. Vous connaissez mon lien d’intérêt, puisque je suis employée d’Unisanté, mais je m’exprime ici en mon nom personnel. Il me semble important de clarifier qu’Unisanté ne fait pas partie de l’Administration cantonale vaudoise et qu’à ce titre, elle n’est, à ma connaissance, pas un établissement public, mais un établissement autonome de droit public. Cela implique, entre autres, un certain degré d’autonomie.
Certes, l’entité reçoit des subventions pour certaines de ses prestations : dans le cadre d’un contrat avec la Direction générale de la santé (DGS), mais aussi de l’Université de Lausanne (UNIL) pour des tâches académiques. À ce titre, elle peut appliquer les mêmes principes de liberté académique qui prévalent à l’UNIL.
Je regrette que certains arguments avancés par une partie du PLR semblent vouloir suivre la ligne « trumpienne » et dicter aux institutions académiques ce qu’elles doivent faire, ce qui me paraît inapproprié. Il est évident que lorsque des travaux sont mandatés par la DGS, celle-ci peut intervenir dans ce cadre précis. Toutefois, lorsque des chercheurs obtiennent d’autres financements pour d’autres projets, ils doivent avoir la liberté de les réaliser. Heureusement, nous n’avons pas besoin d’un mandat de la DGS pour explorer certaines questions, et les chercheurs d’Unisanté peuvent légitimement dialoguer avec la société et apporter leur expertise.
Enfin, concernant les Policy Briefs, je souhaite rappeler que c’est un outil reconnu et largement utilisé en santé publique depuis de nombreuses années. Il permet de vulgariser des résultats scientifiques auprès des autorités, souvent plus efficacement qu’un article scientifique classique. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) en fait un usage régulier, et ces Policy Briefs ont également été utilisés par la Swiss Task Force lors de la pandémie. Il ne s’agit nullement d’un instrument partisan, mais d’un moyen d’apporter un éclairage scientifique sur des sujets débattus dans la société. Je tenais simplement à rappeler ces points.
Retour à l'ordre du jourLa discussion est close.
Ce point de l’ordre du jour est traité.