26_HQU_82 - Question orale Mathilde Marendaz - Collaborations avec la CICAD.
Séance du Grand Conseil du mardi 12 mai 2026, point 3.6 de l'ordre du jour
Texte déposé
Selon Blick, la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (CICAD) recense 2 438 actes antisémites pour la Suisse romande en 2025, soit presque 40 fois plus que les 60 cas signalés par la Commission fédérale contre le racisme (CFR) pour toute la Suisse, et deux fois plus que la France dans son ensemble. Cela interroge sur les méthodes floues utilisées, et appelle à une transparence et un contrôle accru. Si l’État de Vaud collabore – notamment via des mandats dans l’école vaudoise - ou relaie des données produites par la CICAD, quelle politique de contrôle applique-t-il avant d’utiliser les chiffres et données produites par cette instance ?
Transcriptions
Question orale Mathilde Marendaz – Collaborations avec la CICAD (26_HQU_82)
(remplaçant Mme Marendaz, absente) Selon le Blick, la Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation (CICAD) recense 2438 actes antisémites pour la Suisse romande en 2025, soit près de quarante fois plus que les 60 cas signalés par la Commission fédérale contre le racisme pour l'ensemble de la Suisse, et deux fois plus que la France dans son ensemble. Ces chiffres interrogent sur les méthodes utilisées et appellent à davantage de transparence et de contrôle. Si l'État de Vaud collabore avec la CICAD, notamment via des mandats dans l'école vaudoise, ou relaie des données produites par cette instance, quelle politique de contrôle applique-t-il avant d'en utiliser les chiffres et les données ?
Le Conseil d'État n'a pas vocation à diffuser tout ou partie du rapport de la CICAD et n'utilise pas les données produites par cette organisation pour élaborer des politiques publiques en la matière. Par ailleurs, la CICAD ne dispose pas de mandats pour dispenser des modules de prévention des discriminations directement auprès des élèves dans les écoles vaudoises. Des collaborations plus ponctuelles existent, notamment dans le cadre de formations ou de projets pédagogiques destinés aux enseignantes et enseignants d'histoire, comme des voyages d'études à Auschwitz.
S'agissant plus largement des interventions de prestataires externes en milieu scolaire, celles-ci sont soumises à un processus de validation rigoureux, conduit par l'Unité de promotion de la santé et de prévention en milieu scolaire (UPSPS). Chaque prestation fait l'objet d'une évaluation approfondie, portant notamment sur son adéquation avec le Plan d'études romand, l'âge des élèves concernés ainsi que la validité des sources scientifiques mobilisées. Cette procédure comprend également une observation de la prestation in situ, un rendu écrit ainsi qu'un entretien avec le prestataire. Ainsi, l'ensemble des associations et partenaires intervenant dans les écoles vaudoises dans le domaine de la prévention fait l'objet d'un contrôle et d'un suivi stricts avant toute intervention auprès des élèves.
(remplaçant Mme Marendaz, absente.) Je prends note avec satisfaction que l'État de Vaud ne mandate pas la CICAD pour des interventions dans les écoles et n'utilise pas ses données pour l'élaboration de ses politiques publiques. Cette coordination a en effet tendance à assimiler toute critique du colonialisme israélien à de l'antisémitisme, ce qui constitue un point de vue hautement contestable. Il est donc judicieux de maintenir une certaine distance avec un tel groupe de pression.
Retour à l'ordre du jourJe tiens à préciser que les derniers propos de M. Buclin n'engagent pas le département, mais bien lui-même.