Service de la promotion de l'économie et de l'innovation (SPEI)

Réorganisation du Service de la promotion économique et du commerce

Afin de marquer davantage l’accent porté à l’innovation, le SPECo est devenu le SPEI, Service de la promotion de l’économie et de l’innovation. Par ailleurs, un nouvel «Office de la consommation» a été créé au sein du service. Celui-ci réunit désormais le bureau cantonal des poids et mesures, les laboratoires du chimiste cantonal ainsi que l’inspection et la police cantonale du commerce (PCC).

Cette réorganisation a été motivée par différents objectifs, à savoir: créer des synergies afin de renforcer la protection générale des consommateurs en rapprochant les compétences du chimiste cantonal de celles de la Police cantonale du commerce, mais également coordonner et, à terme, renforcer le contrôle des denrées alimentaires visant à assurer la sécurité sanitaire de nos produits de consommation et la lutte contre les tromperies. Quant à ses deux pôles de compétences économiques, le SPEI conserve l’unité «Economie régionale» (soutien à la création et au développement de projets régionaux) ainsi que l’unité «Entreprises» (promotion de l’innovation, soutien à la création et au développement des entreprises).

Économie 4.0: nouveaux soutiens du Canton

Une importante étude, réalisée par le Service de la promotion de l’économie et de l’innovation (SPEI) et Innovaud entre 2017 et 2018, a analysé les enjeux et les opportunités de la transition numérique pour le tissu économique vaudois. A la suite de la présentation de cette étude en avril 2018, plusieurs mesures concrètes ont été mises en place pour accompa­gner la numérisation du tissu économique vaudois.

L’une d’entre elles est la mise sur pied par Innovaud de la plateforme interactive vaud.digital. Son objectif est de cartographier dynamique­ment tous les acteurs de la transformation digitale basés dans le canton, de valoriser leur expertise, mais aussi de favoriser l’échange de compétences et de ressources. Elle vise ainsi à faciliter l’accès des entre­prises aux fournisseurs de technologies numériques. A ce jour, cette plateforme répertorie près de 400 entreprises, PME, start-up et instituts de recherche; elle repré­sente 26 industries et 18 technologies digi­tales (blockchain, intelligence artificielle, cybersécurité, robotique, etc.).

L’action de la promotion économique vaudoise a été complétée par une série de soutiens directs octroyés par la Fondation pour l’innovation techno­logique (FIT) qui bénéficie du soutien de l’État de Vaud. En mai dernier, l’institution a lancé un nouvel outil destiné aux projets digitaux novateurs. Appelé FIT Digital, il répond à une demande concrète: aider finan­cièrement les entrepreneurs qui ne sont pas forcément rattachés à une université, por­teurs d’un modèle d’affaires innovant et dont le projet a un fort potentiel de croissance. Trois types de financement sont disponibles. Le FIT Digital Grant est une bourse de 20'000 francs permettant de tester les hypo­thèses du modèle d’affaires. Il s’agit d’une aide non remboursable octroyée avant ou jusqu’à six mois après l’inscription au registre du com­merce. FIT Digital Seed (un prêt de 50'000 francs à 0% remboursable sur 6 ans) a pour objectif de renforcer l’équipe et d’ac­quérir les premiers clients payants. Le FIT Digital Growth, enfin, permet d’exécuter, grâce à un prêt de 200'000 francs (rembour­sable sur 6 ans à 8% d’intérêts), les premières stratégies de croissance. Il accompagne une levée de fonds de maximum 2 millions. En parallèle à ces initiatives, le SPEI planche aussi sur divers soutiens financiers visant à permettre l’émergence de nouveaux projets collaboratifs innovants.

L’ambition du SPEI est d’encourager les coopérations (entre collectivités publiques, grandes entre­prises, PME et start-up, par exemple) autour de la transition numérique. Grâce à ce financement, le SPEI entend soutenir l’emploi, la création de valeur ajoutée pour les entreprises et l'émer­gence de nouvelles compétences et exper­tises pouvant contribuer au rayonnement du canton en Suisse comme à l’étranger, en tant que territoire d’innovation numérique. Quatre à cinq projets pilotes ont déjà été identifiés. Des avancées significatives sont pré­vues à ce niveau durant 2019. A noter que ces mesures s’intègrent dans le dévelop­pement de la nouvelle stratégie numérique du Conseil d’État qui a été présentée publiquement en novembre dernier.

Nouvelle licence particulière de restauration mobile pour les Food Trucks

L’année 2018 a été marquée par l’introduction dans la législation sur les auberges et débits de boissons d’une nouvelle licence particulière de restauration mobile. Cette licence, dont la vocation est de soumettre à autorisation la préparation et le service de mets dans et à partir de structures mobiles de type Food Trucks, doit impérativement être requise par les exploitants concernés, qui obtiennent pour l’heure une licence provisoire. Ceux-ci disposent d’un délai transitoire de deux ans, jusqu’au 31 décembre 2019, pour suivre et réussir la formation allégée obligatoire à laquelle l’octroi de cette autorisation de restauration mobile est soumise.

Le contenu de cette formation spécifique a été définie en collaboration avec GastroVaud, dans un souci de la rapprocher autant que possible de la formation obligatoire exigée par le canton de Fribourg pour l’octroi de sa propre licence de restauration mobile. Dès le 1er janvier 2020, il ne sera plus possible d’obtenir une licence de restauration mobile sans avoir au préalable réussi la formation obligatoire. La Police cantonale du commerce suit précautionneusement ce nouveau processus d’autorisation, et s’assure que l’ensemble des Food Trucks annoncés auprès de l’inspection des denrées alimentaires s’y soumettent.

Création d’un nouvel Office de la consommation (OFCO)

Un nouvel office de la consommation, placé sous la direction du chimiste cantonal, Christian Richard, a été créé au 1er juillet 2018. Cet office réunit les activités de contrôles des denrées alimentaires (Inspection et laboratoires), la police cantonale du commerce (PCC) et le bureau cantonal des poids et mesures (BCPM). Cette réorganisation a pour but de créer des synergies afin de renforcer la protection générale des consommateurs. Ainsi, le rapprochement des compétences du Chimiste cantonal avec celles de la Police cantonale du commerce devrait permettre, à terme, une  meilleure coordination des contrôles des établissements publics, de consolider de manière significative la sécurité sanitaire de nos produits de consommation et de lutter plus efficacement contre les tromperies.

Analyses de laboratoire de la section biologie des denrées alimentaires

Durant l’année 2017, la section de biologie a pris en charge et traité 9'217 échantillons pour des analyses de microbiologie et de biologie moléculaire. La section a réussi à augmenter la volumétrie analytique durant cette année tout en implémentant une nouvelle technologie et en prenant en charge la supervision d’un travail de master. Le travail et les compétences de cette section ont été valorisés au travers de mandats pour la Fédération romande des consommateurs (FRC) et Bon à savoir.

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