Dyslexiques, allophones, avec un trouble du spectre de l’autisme, un déficit de l’attention ou un comportement violent: l’école vaudoise d’aujourd’hui accueille des élèves aux profils très variés. Le Département de l’enseignement et de la formation professionnelle (DEF) déploie depuis de nombreuses années des mesures permettant de faire face à leurs spécificités d'apprentissage. Les parents ainsi que les professionnelles et professionnels de l’école témoignent pourtant régulièrement de leurs difficultés: ces moyens doivent donc être renforcés pour permettre à l’ensemble de la classe, jeunes et adultes, de travailler dans les meilleures conditions.
Un plan d’action concernant les difficultés de comportement
La prise en charge des comportements violents fait partie des problèmes relevés. Pour y répondre, la Direction générale de l’enseignement obligatoire et de la pédagogie spécialisée (DGEO) a élaboré un plan d’action pour renforcer et développer les moyens existants. Parmi les mesures concrètes figure le développement d’ici 2028 des espaces ressources qui existent déjà dans de nombreux établissements. Il s’agit d’un lieu dédié à la prise en charge temporaire des élèves dont le comportement perturbe la classe et proposant un environnement d’apprentissage plus adapté.
Afin que les personnes confrontées à des comportements problématiques ne soient pas livrées à elles-mêmes, la formation et la circulation des informations permettant de bien réagir face à des comportements problématiques sont essentielles. Les bons réflexes à adopter seront proposés via une série de conférences en ligne accompagnées de documents de référence. Par ce plan d’action, la DGEO entend aussi réaffirmer son soutien actif aux professionnelles et professionnels de l’école. À ce titre, la DGEO et la Direction générale de l’enfance et de la jeunesse prévoient le développement de prestations d’accompagnement socio-éducatif en milieu scolaire. Lors de situations parfois très complexes, un accompagnement spécifique leur est également proposé.
Maintien des efforts pour la classe: élèves et corps enseignant
Ce nouveau plan d’action vient s’ajouter aux mesures qui existent déjà pour les élèves qui ont des besoins relevant de la pédagogie spécialisée, par exemple avec un trouble du spectre de l’autisme ou des problèmes d’élocution. Une vaste palette de solutions existe déjà pour ces enfants. Ces dernières années, le DEF et la DGEO ont travaillé à augmenter les ressources financières et les moyens disponibles pour soutenir ces élèves dans tous les environnements d’apprentissage: les classes ordinaires, les classes régionales de pédagogie spécialisées et les établissements de pédagogie spécialisée.
Agir au niveau individuel pour favoriser le collectif
Ces mesures a priori individualisées sont pensées pour profiter à l’ensemble de la classe, y compris au corps enseignant. Une ou un élève dont les besoins sont bien pris en charge perturbera moins le collectif qui pourra ainsi mieux travailler. De même, lorsqu’une personne supplémentaire, enseignante ou assistante à l’intégration, intervient en faveur d’une ou d’un élève, elle peut soutenir plusieurs enfants. Cette mutualisation des ressources poursuit son déploiement dans les différentes régions scolaires.
Toutefois, le département de la formation est conscient du travail qui reste à accomplir pour mieux répondre aux exigences de la diversité qui caractérisent l’école d’aujourd’hui, avec une attention particulière pour les premières et les dernières années de scolarité obligatoire et l’objectif de réduire le temps pour accéder à une mesure de soutien. Des propositions seront notamment faites pour poursuivre les efforts dès la rentrée prochaine.