Aqueduc romain de Nyon: nouvelles découvertes et visite publique
Communiqué de presse
Publié le 27 septembre 2013
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L'aqueduc approvisionnant la ville romaine de Nyon (Colonia Julia Equestris) a fait l'objet de plusieurs interventions archéologiques en 2013, dont l'une est actuellement en cours. Les premiers résultats de ces investigations seront présentés au public sur le site par les archéologues samedi 5 octobre de 14h à 18h.
Cette canalisation longue d'environ 10 km est alimentée par des eaux captées à Divonne-les-Bains (France, Ain). Si son tracé est relativement bien connu, son point d'arrivée à Nyon n'a pas encore été découvert. Un tronçon de l'aqueduc est toutefois visible dans le Parc des Mangettes. Sa construction date vraisemblablement du 1er, voire du 2e siècle apr. J.-C., période prospère pour la ville romaine.
Alors qu'en 2012, un long tronçon avait été dégagé à Divonne-les-Bains, ce monument n'avait fait l'objet que d'observations épisodiques ces dernières années sur le territoire vaudois. Cette année, trois fouilles préventives ont été réalisées à Borex et à Nyon par la société Archeodunum SA sous la direction de l'Archéologie cantonale.
A Borex, l'aqueduc a été dégagé sur deux tronçons de 8 mètres. La première intervention a été occasionnée par l'aménagement d'un nouveau parking au centre du village. La seconde a été exécutée à la sortie de la localité, en direction de Nyon sur le tracé du futur gazoduc Trélex-Colovrex. Sur les hauts de Nyon, au lieu-dit «La Petite Prairie», l'aqueduc a été fouillé sur une longueur de près de 250 mètres dans le cadre de la construction d'un nouveau quartier.
Pourvus d'une voûte et partiellement maçonnés à la chaux, les tronçons dégagés sont souterrains. Le fond de la canalisation est constitué de dalles en terre cuite alors que du mortier étanche est appliqué localement contre les parois du canal. L'aqueduc est doté de regards pour l'entretien de l'ouvrage. Ceux observés sur le tronçon nyonnais sont une première en territoire helvétique.
Son état de conservation est variable: la voûte a été souvent endommagée par le passage des charrues et parfois, la maçonnerie a été récupérée pour réaliser d'autres aménagements. Les interventions actuelles permettront de compléter les données concernant ce monument et de préciser son tracé.
Les premiers résultats des investigations menées sur le site de «La Petite Prairie» seront présentés au public par les archéologues samedi 5 octobre 2013 de 14h à 18h. Le chantier est accessible en voiture (accès au parking du chantier «Petite Prairie» depuis le giratoire de la Gravette sur la route de Signy) ou en bus en marchant quelques minutes depuis l'arrêt «Chemin d'Eysins» (bus 806).
Bureau d'information et de communication de l'Etat de Vaud
Renseignements pour la presse uniquement
- DFIRE, Nicole Pousaz, Archéologue cantonale, Service immeubles, patrimoine et logistique, 021 316 73 29