En trois ans, un quart des Vaudois déménagent
Communiqué de presse
Statistique Vaud
Publié le 22 novembre 2016
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Au cours des années 2013 à 2015, 26 % des habitants du canton ont déménagé. Parmi ceux-ci, 36 % sont restés dans la même commune et 30 % ont quitté le canton. Les jeunes adultes et les étrangers déménagent davantage, alors que les personnes mariées et celles qui vivent en maison individuelle sont plus sédentaires. Sans compter les migrations avec l'extérieur du canton, le solde arrivées moins départs est négatif pour les districts de l'Ouest lausannois et de Lausanne et positif pour ceux du Jura-Nord vaudois et du Gros-de-Vaud.
Le dernier Numerus dresse un portrait complet de la mobilité résidentielle dans le canton. La combinaison de plusieurs sources de données, dont celles du registre cantonal des personnes, a permis de quantifier cette mobilité. L'application de modèles de régression multiple a mis en évidence certains facteurs individuels qui nous poussent à déménager ou à conserver notre logement.
L'ampleur de la mobilité résidentielle des Vaudois suit les étapes du parcours de vie. Elle est élevée durant la petite enfance, 35 % en trois ans pour les 0 à 4 ans, quand l'agrandissement de la famille conduit à trouver un logement plus grand. Modérée entre 5 et 19 ans (21 %), elle culmine entre 20 et 34 ans (49 %) quand se succèdent départ du foyer parental, entrée dans la vie professionnelle, mise en couple(s) et enfin fondation d'une nouvelle famille. La propension à déménager diminue ensuite progressivement avec l'âge pour atteindre un minimum chez les septuagénaires (moins de 10 %), avant de remonter quand les personnes âgées cherchent un logement adapté à leurs besoins.
Le taux de mobilité résidentielle des étrangers est plus élevé que celui des Suisses, ce qui s'explique en grande partie par les départs vers l'extérieur du canton. A titre d'exemple, les ressortissants portugais et espagnols de plus de 64 ans sont, proportionnellement, trois fois et demie à quatre fois plus nombreux que les Suisses à quitter le canton, vraisemblablement pour retourner dans leur pays d'origine.
Les personnes résidant depuis longtemps dans une commune sont moins susceptibles de déménager. Cela s'explique en partie par le fait qu'elles sont plus âgées et donc moins mobiles.
Les changements de domicile à l'intérieur du canton génèrent un solde migratoire interdistricts négatif pour l'Ouest lausannois et Lausanne. A l'opposé, les districts du Jura-Nord vaudois et du Gros-de-Vaud présentent un excédent d'arrivées. Toutefois, cette observation ne tient pas compte des échanges avec l'extérieur du canton qui jouent un rôle important dans les dynamiques régionales, notamment pour l'agglomération lausannoise.
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Bureau d'information et de communication de l'Etat de Vaud
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