Le Canton intensifie ses efforts de promotion de la santé et de prévention auprès des enfants, des jeunes et des familles
Communiqué de presse
Publié le 24 juin 2026
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Face à l’évolution des besoins, le Canton renforce durablement son action en faveur des enfants, des jeunes et des familles avec une stratégie cantonale de promotion de la santé et de prévention. Fondée sur les besoins mis en évidence ces dernières années par les acteurs de terrain et différentes enquêtes, elle s’articule autour de quatre priorités pour la période 2026-2030 : le soutien à la parentalité (petite enfance), l’usage des écrans et des réseaux sociaux, la santé mentale, ainsi que la vie affective, relationnelle et sexuelle.
Pour mieux répondre aux besoins des enfants, des jeunes et des parents, le Canton a renforcé sa stratégie de promotion de la santé et de prévention pour la période 2026-2030. Après deux paquets de mesures urgentes décidées par le Conseil d’Etat post-COVID, ce dispositif vise à garantir aux jeunes générations et à leurs familles une offre cohérente et harmonisée dans la continuité, de la période prénatale à l’âge adulte, dans tous les lieux de vie des enfants et des jeunes, au niveau communal, régional et cantonal.
Portée conjointement par le Département de la jeunesse, de l’environnement et de la sécurité (DJES), le Département de l’enseignement et de la formation (DEF) et le Département de la santé et de l’action sociale (DSAS), cette stratégie globale repose sur quatre axes prioritaires avec des mesures déployées dès 2026-2027 :
1. Soutien à la parentalité
Le Canton prévoit la mise en ligne, en automne 2026, d’une nouvelle plateforme numérique d’information et de conseils destinée aux parents d’enfants de 0 à 4 ans. Développée par l’association romande Ciao, elle offrira la possibilité de poser gratuitement des questions à des professionnel·le·s, d’échanger avec d’autres parents via un forum et d’accéder à un carnet d’adresses.
2. Usage des écrans et des réseaux sociaux
Depuis le début de l’année, le guide Vivre avec les écrans, d’Action Innocence, traduit en douze langues, est diffusé à large échelle dans les écoles, les communes, les lieux d’accueil extrascolaire, les hôpitaux, les bibliothèques et les ludothèques. Cette action est complétée par de nouveaux modules de formation destinés aux professionnel·le·s de l’accueil de jour sur l’usage des réseaux sociaux et des écrans.
3. Bien-être et santé mentale
Le renforcement de la prévention en matière de santé mentale, notamment du suicide, est essentiel. Le dispositif de formation des professionnel-le-s sera développé afin de mieux repérer et accompagner les jeunes en situation de vulnérabilité. Des ateliers consacrés au bien-être et à la santé mentale seront également proposés aux jeunes ainsi qu’aux personnes encadrant des apprenti-e-s.
4. Vie relationnelle, affective, et sexuelle
De nouvelles mesures visant à renforcer le respect de la vie relationnelle, affective et sexuelle comprennent notamment le développement de l’offre d’éducation sexuelle au post-obligatoire (pour élèves de 1re année dans les gymnases et écoles professionnelles), le renforcement de la prévention des violences dans les relations de couple chez les jeunes grâce au programme national As de cœur – amitié, amour et sexualité sans violences, ainsi que des formations continues pour les professionnel·le·s.
L’évolution des besoins confirmée par des enquêtes
Ces orientations s’appuient sur les constats de plusieurs études menées ces dernières années par le Canton et ses partenaires. Parmi elles figurent notamment les enquêtes sur les victimisations et la délinquance (Unisanté, 2022), sur la santé et le bien-être des 11-15 ans en Suisse (HBSC, Addiction Suisse, 2023) et sur les besoins des enfants, des jeunes et des familles.
Cette dernière analyse, réalisée en 2025 par la Commission de coordination de la politique de l’enfance et de la jeunesse (CCPEJ) auprès de 6000 personnes, fait le point sur les nouveaux enjeux dix ans après une première édition. Elle met ainsi en lumière l’évolution des conditions de vie, des préoccupations et des besoins de soutien des familles et des jeunes dans un contexte marqué par les crises climatiques, sanitaires et géopolitiques de la dernière décennie.
Parmi les thèmes jugés prioritaires en matière de promotion de la santé et de prévention, les jeunes interrogés placent en tête les violences et le harcèlement entre pairs, suivis du suicide, de la santé mentale et des risques liés à l’usage d’internet et des réseaux sociaux. Par rapport à 2015, le bien-être dans les relations amoureuses est perçu de manière moins positive tout comme la confiance vis-à-vis de l’avenir de la planète et du contexte géopolitique.
Pour les parents, la gestion des écrans et des réseaux sociaux constitue désormais la principale difficulté dans l’accompagnement des adolescent-e-s. Cette préoccupation est également largement partagée par les jeunes, alors qu’elle demeurait marginale en 2015.
Bureau d'information et de communication de l'État de Vaud
Renseignements pour la presse uniquement
- DJES, Vassilis Venizelos, conseiller d’Etat, 021 316 40 27
- DSAS, Roger Nordmann, conseiller d’Etat, 079 783 25 89
- DEF, Frédéric Borloz, conseiller d'Etat, 021 316 30 65