Le Plateau ou comment agriculture et biodiversité apprennent à faire bon ménage
Communiqué de presse
Publié le 13 juillet 2010
Partenaire(s)
6e étape vaudoise de l'Année internationale de la biodiversité
Pour cette étape estivale de son voyage virtuel à l'enseigne de l'Année internationale de la biodiversité, le canton de Vaud invite ses habitants à découvrir le Plateau. Il montre comment une région agricole oeuvre pour le maintien de sa biodiversité. Voir www.vd.ch/biodiversite-plateau.
Le Plateau vaudois couvre plus de 1'400 km2, soit près de la moitié du canton. Longtemps considéré comme le grenier de la Suisse Romande, ce vaste territoire essentiellement agricole a subi, durant la seconde partie du 20e siècle, de profondes mutations en lien avec l'augmentation de la productivité des terres. Les drainages, l'agrandissement des parcelles, l'utilisation de fertilisants et de pesticides, la suppression des haies ont grandement facilité la tâche des agriculteurs, mais ce sont autant d'interventions ayant entraîné une banalisation du paysage rural. Cette évolution s'est également traduite par une banalisation moins visible des milieux naturels et par un appauvrissement de la flore et de la faune, autrefois riches, qui dépendaient des milieux semi-naturels créés par l'agriculture traditionnelle. Prairies naturelles, zones humides, flore des moissons, faune des haies ont ainsi fait les frais de cette évolution.
Cette tendance s'est toutefois ralentie ces dernières années. En effet, dès le début des années 1990, de profondes réformes de la politique agricole ont été opérées, parallèlement à une prise de conscience des enjeux biologiques et paysagers dans l'agriculture. De nombreuses mesures de promotion de la biodiversité en zone agricole ont alors été mises en place. Désormais, prestations écologiques, surfaces de compensation et réseaux écologiques visent à favoriser la diversité des habitats naturels, de la faune et de la flore. Coquelicots, bleuets, bruants jaunes, pie-grièche écorcheurs, lièvres figurent ainsi parmi les espèces que vous pouvez observer en parcourant le Gros de Vaud.
Si l'agriculture a tout intérêt à prendre soin de la biodiversité, c'est que celle-ci le lui rend bien, en lui fournissant aussi de précieux services: les milieux naturels proches des cultures abritent de nombreux auxiliaires de l'agriculture, tels les insectes pollinisateurs ou prédateurs des ravageurs. La diversité des plantes et les haies assurent également la stabilité des sols et limitent l'érosion. Et finalement, chacun profite de cette diversité biologique des campagnes, même si l'économie de marché peine encore à reconnaître à son juste prix cet élément qualitatif essentiel. Notre société accorde cependant une importance croissante à un paysage de qualité. Les plus curieux retrouvent même des saveurs gustatives végétales que l'on croyait oubliées, le long des haies ou des chemins, et jusque sur les meilleures tables de la région.
Bureau d'information et de communication de l'Etat de Vaud
Renseignements pour la presse uniquement
- DSE, Catherine Strehler Perrin, conservatrice de la nature, SFFN, 079 808 52 75 - DEC, Bernard Perret, adjoint technique au Service de l'ariculture, 021 316 62 04