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MINT: un salon à l’EPFL pour éveiller les jeunes aux sciences

Photographie de Marina Zapater
Marina Zapater, professeure HES à la HEIG-VD: «Le fait d’avoir un impact direct sur la vie des gens grâce à notre travail est très motivant.» Yvain Genevay

En marge du salon MINT, qui bat son plein à l’EPFL jusqu’à dimanche, Marina Zapater, professeure HES, revient sur son parcours et son enthousiasme pour les sciences.

Connaissez-vous le terme MINT? En Suisse, seule une personne sur trois sait ce que cachent ces quatre lettres, soit les mathématiques, l’informatique, les sciences naturelles et la technique. Pourtant, ces domaines jouent un rôle clé pour l’avenir du pays. Selon le Baromètre MINT 2025 de l’institut gfs.bern, ils sont largement reconnus comme essentiels pour le bon développement de la Suisse. Mais l’étude montre aussi qu’ils souffrent d’une image exigeante et pleine de stéréotypes, souvent associée à un univers masculin.

C’est notamment pour changer ces perceptions que le salon MINT tient, du 25 février au 1er mars, sa troisième édition à l’EPFL. Avec le mot d’ordre «essayer par soi-même», cet événement s’adresse aux élèves de la 5e à la 8e année. Il a pour vocation de susciter l’enthousiasme en proposant plus de 60 expériences et des activités ludiques autour de l’espace, la robotique, l’énergie, l’informatique, les sciences, l’horlogerie, la construction et les jeux mathématiques.

Des conférences y sont également proposées, dont celle de Marina Zapater, professeure HES associée à la Haute École d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG‑VD), venue présenter «les femmes en informatique». Rencontre inspirante.

Comment êtes-vous tombée dans l’univers des MINT?

Depuis que je suis petite, j’ai toujours été très curieuse. Je démontais mes consoles de jeux, puis, plus tard, notre ordinateur, pour comprendre ce qu’il y avait dedans et comment ils fonctionnaient. J’ai été élevée dans une famille qui avait un intérêt pour la science et qui me laissait explorer, démonter, tester. Ils avaient beaucoup de patience avec moi (rire).

L’école a-t-elle renforcé cet intérêt?

J’ai eu de très bonnes professeures de maths et de physique. Vers 15 ans, au moment de choisir une orientation, ce sont elles qui m’ont encouragée. Mais ce n’était pas évident car j’aimais aussi beaucoup la littérature. J’étais vraiment partagée.

Comment avez-vous tranché?

Je me suis dit que lire et écrire, je pourrais toujours le faire à côté. L’ingénierie, en revanche, ce n’est pas quelque chose qu’on apprend en parallèle. J’ai donc choisi de partir vers les sciences d’abord, en me disant que la littérature pourrait venir plus tard. Finalement, dans la recherche, j’ai trouvé un moyen de combiner les deux, notamment à travers l’écriture d’articles scientifiques. On a souvent l’impression qu’en choisissant une voie, on abandonne quelque chose. Mais on peut toujours y revenir plus tard, combiner ses intérêts par la suite.

Quel a été votre parcours académique?

Je suis née à Barcelone. J’ai fait un bachelor et un master en ingénierie des télécommunications, avec une spécialisation en électronique. Je suis ensuite partie à Madrid pour effectuer mon travail de fin d’études et un doctorat. Ma thèse portait sur l’amélioration de l’efficacité énergétique des centres de données. C’était en 2010. On ne parlait pas encore d’intelligence artificielle générative, mais la consommation énergétique était déjà un enjeu important avec Google et les réseaux sociaux. L’idée était de traiter la même charge de travail tout en réduisant la consommation d’énergie. Ce qui me plaisait particulièrement, c’était de ne pas être enfermée derrière un écran: je posais des capteurs dans les centres de données, je mesurais la température et l’humidité. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, les métiers liés à l’informatique ne se limitent donc pas à être toute la journée devant un ordinateur.

Qu’est-ce qui vous a ensuite amenée en Suisse?

C’est un collègue qui m’a parlé d’un postdoctorat à l’EPFL. Je ne connaissais pas la Suisse et je ne parlais pas français. Je suis venue pour trois mois en 2016 et finalement j’y suis restée.

Vous êtes aujourd’hui professeure à la HEIG-VD. Sur quoi travaillez-vous?

En plus de l’enseignement, je fais de la recherche, notamment sur les systèmes embarqués (ndlr: un système embarqué est une sorte de petit ordinateur caché dans un objet, qui sert à faire une tâche précise. Par exemple, dans un ascenseur il servira à activer les boutons, les portes, les étages). Je travaille sur comment faire tourner des algorithmes efficacement sur des appareils locaux, en consommant moins d’énergie. Mes recherches portent aussi sur les applications biomédicales, comme l’analyse de signaux cardiaques ou la détection de crises d’épilepsie. Des choses très concrètes et utiles à la société dans son ensemble.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier?

Les défis, la diversité, la flexibilité et la liberté. Le domaine des métiers MINT est très large, on peut facilement se réorienter. J’ai aussi la chance de faire un métier qui m’amuse. C’est un facteur important, car on passe une bonne partie de notre vie à travailler, donc la notion de plaisir est importante! Finalement, le fait d’avoir un impact direct sur la vie des gens grâce à notre travail est très motivant.

Votre conférence porte sur la place des femmes dans l’informatique. Pourquoi est-il important de promouvoir ces métiers auprès des filles?

Il manque encore des figures d’identification. Plus on avance dans les études, plus les femmes sont minoritaires. Mon but n’est pas de convaincre, mais de montrer que c’est possible. Si on aime ces matières, il faut oser partir dans une voix scientifique, même si nos copains ou copines choisissent autre chose.

Emily Lugon Moulin

Office cantonal d'orientation scolaire et professionnelle

Publié dans le 24 heures du 27 février 2026

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