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Prendre soin des aînés, c'est une vocation rendue possible par une bonne formation

Photographie d'une professionnelle dans un EMS
Dans les EMS, les aides en soins et accompagnements, les assistants en soins et santé communautaire et les assistants socio-éducatifs œuvrent de concert pour assurer le bien-être des résidents.

Les apprenties et apprentis formés en EMS sont au cœur des innovations et projets visant à améliorer le confort des personnes âgées.

Dans les établissements médico-sociaux (EMS), les aides en soins et accompagnement (ASA), les assistants en soins et santé communautaire (ASSC) et les assistants socio-éducatifs (ASE) œuvrent de concert pour assurer le bien-être des résidents. Sidney Hanni, apprentie ASE, et Nihed Marzhougi, apprentie ASSC, se forment au sein de la Fondation Belle Saison, qui compte cinq EMS, quatre centres d’accueil temporaire et trois sites de logements adaptés avec accompagnement. Elles participent avec enthousiasme aux projets et innovations mis en place par l’institution.

«J’ai toujours adoré les contacts humains», raconte Sidney. Mais c’est au décès de son grand-père que l’évidence s’est imposée: elle regrettait de ne pas l’avoir davantage connu et accompagné. Elle a alors décidé de se consacrer à une frange de la population parfois laissée à elle-même. Son quotidien l’a depuis confortée dans son choix: «Ce qui me motive le matin? Savoir que je vais passer du temps avec ces personnes, être là pour elles et leur amener le sourire.»

À l’EMS Bellevue, 68 résidents sont répartis en unités de gériatrie et psychogériatrie. Sidney y anime des activités de groupe, avec un intérêt particulier pour les séances de bien-être et de relaxation. Des séances qui rassemblent régulièrement un petit nombre de résidents, pour un moment de qualité. «Nous utilisons un chariot sensoriel qui peut diffuser de la musique, des lumières et projeter des images. J’intègre aussi des exercices de respiration. C’est très efficace: des personnes angoissées arrivent à se détendre totalement.»

Récemment, Sidney a accompagné une résidente en fin de vie dont la famille était trop loin pour arriver à temps. Elle est restée à ses côtés dans ses derniers instants. «Elle avait le sourire aux lèvres. C’était extrêmement fort. Et même si c’était triste, je me suis sentie à ma place, heureuse d’assurer une présence pour cette dame.» Un moment marquant pour l’apprentie de 3e année, qui tient à rappeler l’essence du métier: «Nos activités ne se résument pas à jouer aux cartes avec les résidents. Il y a une vraie réflexion pour proposer des activités qui font sens pour eux.»

Partage et leçons de vie

D’origine tunisienne et ayant vécu principalement en Italie, Nihed a entrepris la formation d’ASSC à 35 ans. «À mon arrivée en Suisse, j’ai rapidement compris qu’un CFC était essentiel sur le marché du travail. J’ai choisi ce métier parce qu’il alliait deux aspects qui m’intéressaient: la santé et surtout le social, un domaine qui me fascine depuis toute petite. J’aime les relations humaines, le partage, le travail en équipe.» Actuellement en 2e année d’apprentissage, la jeune femme a découvert auprès des personnes âgées un univers d’une richesse insoupçonnée. «Nous côtoyons des personnes ayant eu une vie remplie d’événements et d’expériences, ça me guide au quotidien et m’offre de belles leçons de vie. C’est juste merveilleux.»

Nihed relève la qualité de l’encadrement des apprentis. «Dès le départ, nous avons bénéficié d’une semaine d’intégration. L’objectif était de nous préparer à entrer dans le métier, plutôt que de nous plonger directement dans la pratique. C’est une formation intense et cette semaine a été très utile.» Elle apprécie aussi les ateliers mis en place sur proposition des formateurs ou des apprentis, consacrés à des thématiques variées: de l’accompagnement de fin de vie à l’utilisation des huiles essentielles, en passant par la pratique de soins complexes ou la mise en place de bas de contention.

Ces parcours de formation s’inscrivent dans une démarche plus large. Pendant plusieurs années, la Fondation Belle Saison a expérimenté une Junior Team. Il s’agit d’un concept pédagogique qui professionnalise le formateur et promeut la transmission de connaissances entre apprentis. Cette expérience positive a renforcé une culture fondée sur l’interdisciplinarité, l’intergénération et l’interculturalité. La fondation a également créé un centre de compétence, de formation et d’innovation, placé sous la responsabilité de Nishalini Gunalingam, infirmière clinicienne spécialisée: «Nous mettons en place de nouvelles approches, notamment de démédicalisation, afin d’intégrer et de respecter davantage les besoins et habitudes de vie des résidents, relève-t-elle. Nous sommes avant tout un lieu de vie. Des innovations telles que l’utilisation de capteurs de mesure de la douleur sont aussi testées actuellement.» Des démarches accueillies avec intérêt aussi bien par les professionnels que par les résidents, à l’instar du chariot sensoriel.

Un projet d’EMS pilote
Christian Crottaz, codirecteur de la fondation, développe aujourd’hui avec son équipe un projet d’EMS pilote regroupant sur un seul site tous les apprentis. «Ils seront sous la responsabilité de formateurs en entreprise, encadrés par une infirmière, future praticienne formatrice (PF). L’idée serait d’intégrer en outre un étudiant ou une étudiante en soins infirmiers», explique-t-il. Une fonction d’encadrant est également en cours de développement pour valoriser la profession d’ASA. «Ces encadrants auront un rôle de proximité avec les jeunes. Nous préparons une formation qui leur permettra d’acquérir des bases en encadrement et des outils pour accompagner les apprentis.»

Les initiatives mises en place par la fondation et les projets à venir rappellent un point essentiel du domaine santé-social: investir dans la formation des professionnels contribue à assurer la qualité de vie des résidents.

Formation de base en santé-social
Les aides en soins et accompagnement apportent un soutien aux personnes de tout âge ayant besoin d’aide dans les activités du quotidien: repas, toilette, soins corporels, etc. La formation dure deux ans et débouche sur une attestation fédérale de formation professionnelle (AFP). L’AFP permet de poursuivre sa formation pour obtenir un CFC d’assistant en soins et santé communautaire ou d’assistant socio-éducatif.

Zoé Schneider

Office cantonal d'orientation scolaire et professionnelle

Publié dans le 24 heures du 26 mars 2026

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