La conservation, tout un art!
Les mosaïques de Boscéaz

Depuis les premières découvertes faites en 1841 à Boscéaz, le site s’est affirmé comme un pionnier de la restauration de mosaïques in situ. Pour les protéger, quatre pavillons aux toits de tuiles sont érigés, deux au milieu du 19e siècle, deux autres dans les années 30. L’ensemble est rénové et équipé d’un système d’alarme dans les années 1970.
Depuis, les lieux font l’objet d’un entretien annuel mené par le laboratoire de conservation-restauration d'Avenches, supervisé par l’Etat de Vaud.
En 1987, un abri provisoire est construit pour abriter la partie orientale de la mosaïque du Triclinium* est. Puis, un cabanon est érigé en 1993 au-dessus de la mosaïque dite d’Achille à Skyros, neuvième mosaïque découverte à ce jour. Ce dernier est remplacé en 2015 par une structure plus adaptée.
* Triclinium: salle à manger traditionnelle, ainsi que lit de table à trois places
Les opérations de restauration, initiées en 1994, s’achèvent en 2011 avec le traitement de la mosaïque d’Achille à Skyros.
Il s’agissait tout d’abord d’assurer des conditions de conservation optimales: maintien d’une température constante et d’un taux d’humidité élevé, utilisation de matériaux qui permettent aux mosaïques de respirer et de bouger.
Une approche adaptée à l’état de conservation de chacune des mosaïques a été adoptée. Trois d’entre elles – Triclinium ouest, Cortège rustique et Labyrinthe – ont été déposées puis réinstallées à leur emplacement d’origine. Les autres ont été restaurées in situ.
Les mosaïques d’Achille à Skyros et du Triclinium est ont toutes deux été recouvertes après documentation et stabilisation. Ces couvertures, ainsi que des abris en tôle, les protègent du dessèchement et du gel.
Actuellement, la protection de la mosaïque d’Achille à Sykros n’est ôtée que pour des contrôles, ou en de rares occasions médiatiques.




