Formation
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Alors que la répartition des femmes et des hommes entre les différents niveaux de formation est similaire, les orientations choisies peuvent différer passablement. Quelles sont ces différences d’orientation dans les apprentissages ? Quelles sont les options les plus souvent suivies au gymnase ou à l’école de culture générale ? Et qu’en est-il dans les hautes écoles ?
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En 2024, 55% des femmes âgées de 25 à 44 ans ont achevé une formation de degré tertiaire contre 51% des hommes du même âge. Parmi les femmes de 45 à 65 ans, cette part atteint 39% contre 44% chez les hommes. En dix ans, la progression du niveau de formation dans l’ensemble de la population est plus forte chez les femmes que chez les hommes (respectivement + 10 points et + 5 points de pourcentage). La part des personnes diplômées du gymnase ou d’une formation professionnelle initiale atteint quant à elle 36% pour les femmes comme pour les hommes.
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En 2025, les apprentis représentent 55% des personnes débutant une formation professionnelle. Dans le top 10 des métiers choisis par les apprentis et apprenties, seuls employé·e de commerce et gestionnaire du commerce de détail se rapprochent d’un équilibre entre femmes et hommes. De plus, ce sont les deux seuls domaines où la parité a progressé entre 2015 et 2025. Les autres professions sont toutes typées soit très masculines, soit très féminines. A noter que les hommes sont plus nombreux à s’orienter comme assistant socio-éducatif qu’en 2015.
Les professions choisies par les femmes sont également moins variées. Alors que trois professions regroupent la moitié des apprenties, ce sont onze professions du côté des hommes.
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A l’inverse de l’apprentissage, les filles sont majoritaires au gymnase (56% des élèves). A l’école de culture générale (ECG), les options arts et design, travail social et pédagogie sont investies à trois quarts (ou presque) par les filles. Entre 2015 et 2025, une plus grande mixité est observée dans les options travail social et santé ainsi qu’en communication et information.
En maturité, les filles représentent près de 80% des élèves en philosophie et psychologie et 73% en arts visuels. Elles sont aussi majoritaires dans les langues modernes et anciennes. Les garçons sont quant à eux largement majoritaires (74%) en physique et mathématiques. Les options biologie et chimie, musique ainsi que économie et droit sont les plus paritaires.
En dix ans, la répartition entre les sexes n’a que peu varié.
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A l'UNIL, en 2025, les femmes représentent 59% du corps estudiantin et elles sont majoritaires dans toutes les facultés, à l’exception des haute études commerciales (HEC) et des géosciences.
A l'EPFL, la part des femmes est de 32%. La parité est acquise en environnement et architecture et en sciences de la vie. Dans les autres facultés, les hommes sont majoritaires, en particulier en ingénierie et en informatique où ils représentent quatre étudiants sur cinq.
La Haute école pédagogique de Lausanne (HEP) est fréquentée aux trois quarts par des femmes. Dans les HES du canton de Vaud, si la parité est quasi atteinte au niveau du nombre d’élèves (53% de femmes), les domaines de la santé et du travail social restent très féminins, tandis que la technique et IT est à près de 90% masculine.
En dix ans, la part des femmes à l’EPFL a gagné 5 points de pourcentage. Toutes les filières de formation ont vu la part des femmes augmenter. A l’Unil, la part des femmes s’est notamment accrue en biologie et médecine ainsi qu’en droit et sciences criminelles. A la HEP et dans les HES vaudoises, la répartition entre les sexes n’a que peu évolué.
Précisions et définitions
Les écoles vaudoises de la HES-SO
Les écoles de la HES-SO sises sur territoire vaudois sont les suivantes (par ordre décroissant des effectifs en 2025) :
- Ecole hôtelière de Lausanne (EHL)
- Haute école d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD)
- Haute école de travail social et de la santé (HETSL)
- Haute école de santé Vaud (HESAV)
- Institut et haute école de santé La Source
- Haute école de musique de Lausanne (HEMU)
- Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL)
- Haute école des arts de la scène Manufacture
- Haute école de viticulture et œnologie de Changins
L'éclairage du BEFH
Ces dernières années, le niveau de formation des femmes s’est considérablement accru. Les femmes âgées de 25 à 44 ans sont plus nombreuses à avoir un diplôme de niveau tertiaire (haute école spécialisée ou universitaire) que les hommes de la même classe d’âges. Mais cette avancée n’est pas synonyme de mixité dans les filières d’études, les orientations restent encore fortement marquées par une représentation stéréotypée des rôles féminins et masculins et des métiers. La santé, le travail social, l’enseignement et les métiers de services aux personnes sont investis majoritairement par des femmes, alors que l’économie, les professions techniques et l’informatique et demeurent des bastions masculins. En dix ans, l’avancée de la mixité est timide. Si l’informatique compte en 2025 près de 10% d’apprenties (contre 6% en 2015), les autres métiers techniques ne connaissent pas une progression similaire. La mixité demeure ainsi un défi important au regard de l’égalité entre femmes et hommes car la disparité dans les choix de filières d’études se répercute ensuite sur le marché du travail.
Pour en savoir plus
- "Apprentissage : nombre de contrats stable, domaines en évolution", Statistique Vaud, Numerus 10-2022
- "Hautes écoles : plus de huit Vaudoises et Vaudois sur dix terminent leurs études", Numerus 05-2025
- Page Statistique Vaud Enseignement secondaire II
- Page Statistique Vaud Enseignement tertiaire
- Page d'accueil de la Direction générale de l'enseignement obligatoire et de la pédagogie spécialisée (DGEO)
Contacts
Bureau de l'égalité entre les femmes et les hommes
Rue Caroline 11
1014 Lausanne
+41 21 316 61 24
info.befh(at)vd.ch