Santé
Santé
Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, même si l’écart d’espérance de vie à la naissance se réduit au fil du temps. Au-delà de la longévité, qu’en est-il de la santé au quotidien ? Stress, surpoids, tabagisme, douleurs ou détresse psychologique : les femmes sont-elles en meilleure santé, en moins bonne santé ou dans une situation comparable à celle des hommes ?
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Les femmes sont moins touchées par le surpoids mais elles pratiquent moins d’activité physique que les hommes et déclarent ressentir autant le stress au quotidien dans leur travail que les hommes. Par ailleurs, si les femmes ont longtemps consommé moins de tabac et d’alcool que les hommes, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Entre 2012 et 2022, la part d’hommes comme de femmes ayant une consommation d’alcool à risque a diminué et la part de fumeurs et de fumeuses quotidiennes a également reculé. La part des personnes inactives physiquement est également en recul par rapport à 2012. Le stress au travail touche en revanche davantage de femmes qu’il y a dix ans – on ne note pas d’augmentation significative pour les hommes.
Précisions et définitions
Stress au travail : la question a été posée uniquement aux personnes actives occupées de 15 à 64 ans avec un taux d’occupation d’au moins 20%. La part représentée indique les personnes ressentant toujours ou la plupart du temps du stress au travail.
Surpoids : une personne est considérée en surpoids lorsque son indice de masse corporelle (poids divisé par la taille en mètres au carré) est supérieur ou égal à 25.
Activité physique insuffisante : la part représente les personnes considérées comme inactives, soit celles dont l'activité physique est inférieure à 30 minutes par semaine.
Alcool à risque : la consommation d'alcool à risque moyen ou élevé est établie par l'OMS à 4 verres standard d’alcool ou plus par jour pour les hommes ; 2 verres standard ou plus pour les femmes (voir le Monitorage suisse des addictions).
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En 2022, huit hommes sur dix et près de neuf femmes sur dix ont déclaré souffrir un peu ou beaucoup d’au moins un trouble physique au cours des quatre dernières semaines. Cela inclut les troubles mentionnés ci-dessus, mais aussi des problèmes de constipation, d’irrégularités cardiaques, de douleurs dans la poitrine ou de fièvre. Qu’il s’agisse d’un sentiment de faiblesse généralisée, de maux de dos, de tête ou de ventre, ces troubles sont plus fréquents chez les femmes que chez les hommes et augmentent avec l’âge. En dix ans, ces troubles ont tous augmenté, et ce, pour les deux sexes.
Précisions et définitions
Les personnes interrogées font partie de la population résidente permanente âgée de 15 ans et plus, vivant en ménage privé. Les personnes vivant dans un établissement médico-social sont donc exclues.
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En 2022, 28% des femmes et 19% des hommes ont déclaré avoir ressenti une détresse psychologique. Le sentiment de solitude est un mal-être moins souvent ressenti et touche de manière semblable les femmes comme les hommes. En 2022, 21% des femmes et 14% des hommes ont ressenti des troubles anxieux au cours des douze derniers mois.
Précisions et définitions
L'indice de détresse psychologique indique une probabilité moyenne à élevée d’avoir un trouble anxieux ou dépressif sans que l’on puisse conclure à un diagnostic. C’est une construction de plusieurs questions posées sur diverses sensations au cours des 4 dernières semaines (ressentir de la nervosité, avoir le cafard, se sentir calme et paisible, abattu·e et déprimé·e ou heureuse ou heureux).
Le sentiment de solitude représente ici la part de personnes ayant répondu se sentir assez ou très souvent seules.
L’éclairage du BEFH
Alors que les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes, cet avantage est contrasté par des inégalités en matière de santé. Elles sont moins actives que les hommes et sont plus nombreuses à déclarer des troubles physiques et psychiques. En revanche, les hommes souffrent davantage de surpoids. Les comportements considérés comme à risque n’affichent plus d’écarts significatifs entre les femmes et les hommes. Ainsi la consommation de tabac et d’alcool, en nette diminution au sein de la population vaudoise, touche les deux catégories à part égales.
A côté des facteurs biologiques, les normes et rôles sociaux de genre ont une influence sur la santé physique et psychique et sur les inégalités de santé. Ainsi, de plus en plus de femmes fument régulièrement et consomment des boissons alcoolisées. Par ailleurs, les mères d’enfants en bas âge ont peu ou pas de temps pour elles, notamment pour des activités physiques, car elles sont souvent confrontées à une lourde charge de travail liée à la conciliation vie professionnelle et vie familiale.
Sources
- OFS, Enquête suisse sur la santé (ESS)
- STATVD, RCPers ; OFS, Statistique du mouvement naturel de la population (BEVNAT)
Pour en savoir plus
- « Comment allez-vous ? Bien, merci », Statistique Vaud, Numerus 06-2024
- Page Statistique Vaud, Santé de la population
- Plateforme d’information du système de santé vaudois
Contacts
Bureau de l'égalité entre les femmes et les hommes
Rue Caroline 11
1014 Lausanne
+41 21 316 61 24
info.befh(at)vd.ch