Violence
Violence
La violence envers les femmes revêt de multiples formes : physiques, psychologiques, sexuelles. Les informations ci-dessous sont basées uniquement sur les poursuites et plaintes reportées par les polices vaudoises. Il s'agit d'infractions inscrites dans le Code pénal qui renseignent notamment sur la gravité, sur la relation entre la victime et la personne prévenue, ainsi que sur le lieu où les faits ont été commis, que ce soit dans l'espace public, en ligne ou dans le cadre familial.
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Les personnes prévenues d’infractions de violence physique ou de menaces de violence physique sont majoritairement des hommes quelle que soit la gravité. Lorsqu’il s’agit de violence d’intensité moyenne, les victimes sont un peu plus souvent des hommes que des femmes. Lorsqu’il s’agit de violence grave, telle que les homicides, les tentatives d’homicides ou les lésions corporelles graves, les femmes sont, à l’inverse, plus souvent victimes que les hommes.
En dix ans, si l’on tient compte de l’ensemble des violences, la part de femmes victimes a légèrement baissé (47% à 45%). En revanche, si l’on considère uniquement les violences graves, cette part a augmenté, passant de 62% à 72% entre 2015 et 2025.
Précisions et définitions
Les infractions au Code pénal (CP) relatives à la violence font référence à l'usage intentionnel de la force physique ou la menace d'un tel usage contre des personnes. La plupart des infractions qui n'exigent pas l'usage de la force physique ne sont pas prises en compte. Pour plus de détails, voir l’aperçu des infractions selon le concept de violence tel que défini par l’OFS dans le cadre de la statistique policière de la criminalité.
Cybercriminalité
Alors que la cybercriminalité économique touche légèrement plus les hommes (52%) que les femmes, les cyber-délits sexuels et la cyber-atteinte à la réputation font plus de victimes parmi les femmes (respectivement 92% et 57%).
Parmi l’ensemble des personnes prévenues, 81% sont des hommes. Dans les cas de cybercriminalité économique, ils sont 76% ; pour les cyber-délits sexuels, 91% et dans la cyber-atteinte à la réputation, 54%.
(Source : OFS, Statistique policière de la criminalité, 2025)
Précisions et définitions
La cybercriminalité ou « criminalité numérique » représente l’ensemble des infractions dites "numériques" correspondant essentiellement aux infractions pénales commises sur les réseaux de télécommunication, en particulier Internet. L'identification d'une infraction propre à la cybercriminalité repose sur une combinaison entre le mode opératoire et une liste d’infractions définies par l’OFS dans le cadre de la statistique policière de la criminalité.
Violence sexualisée
Les infractions de violence sexualisée impliquent en particulier des actes sexuels exercés sous forme de menace ou imposés à une personne mineure ou adulte sans consentement explicite et contre sa volonté. Les désagréments d’ordre sexuel, le viol, les actes d’ordre sexuel avec des enfants et l’atteinte et la contrainte sexuelles font le plus de victimes.
Commentaires
En 2025, la très nette majorité des victimes de violence sexualisée sont des femmes (88%, soit près de 600 victimes contre moins d’une centaine d’hommes). Plus de neuf personnes prévenues sur dix (94%) sont des hommes.
Les femmes, majeures et mineures confondues, sont plus souvent victimes de viol et de désagréments d’ordre sexuel. Lorsque des victimes sont des hommes, la majorité sont mineurs. A noter par ailleurs que 30% des infractions relatives à la violence sexualisée ont été enregistrées dans le cadre domestique en 2025.
Précisions et définitions
La violence sexualisée reprend les articles 187 à 198 du Code pénal, soit tous les actes sexuels exercés sous forme de menace ou imposés à une personne mineure ou adulte sans consentement explicite et contre sa volonté (voir la définition sur le site de l’OFS).
Violence domestique
La violence domestique comprend plusieurs types d’infraction (physiques, psychiques et sexuelles). En 2025, 1996 victimes sont recensées, dont les deux tiers sont des femmes.
Commentaires
En 2025, la violence domestique concerne le plus souvent les personnes âgées entre 30 et 39 ans, qu’elles soient victimes ou prévenues, hommes ou femmes. Dans cette classe d’âges, les femmes victimes sont deux fois plus nombreuses que les hommes (58 femmes pour 10'000 habitantes contre 23 hommes). Le rapport est plus du triple parmi les 20-29 ans.
Précisions et définitions
La violence domestique est définie par la relation entre la personne prévenue et la personne lésée au moment des faits, telles que les relations de couple ou ex-couple et autres relations intrafamiliales. Elle comprend une liste d’infractions sélectionnées par l’OFS, liées à l’atteinte intentionnelle à l’intégrité physique, psychique ou sexuelle d’une personne.
Commentaires
En 2025, la plus grande partie des femmes sont victimes de leur partenaire (46%) ou de leur ex-partenaire (28%). Les hommes sont victimes également le plus souvent de leur partenaire (38%) mais aussi d’un parent, d’un substitut parental ou d’un enfant (31%).
L’éclairage du BEFH
La violence domestique est loin d’être une réalité abstraite, elle cause de profondes souffrances et demeure une préoccupation majeure pour le Conseil d’Etat. Elle est la manifestation la plus extrême de l’inégalité entre les sexes.
En 2025, les personnes prévenues de violence sexuelle sont des hommes à plus de 90%. S’agissant de la violence domestique, près de 70% des personnes prévenues sont des hommes. Les personnes victimes, en particulier de violences graves, sont principalement des femmes. Sur 16 homicides commis dans un contexte de violence domestique, entre 2021 et 2025, 11 femmes ont succombé sous les coups de leur partenaire ou ex-partenaire. Lorsque les hommes sont victimes d’homicide, cela survient non pas dans une relation de couple mais dans une autre relation de parenté. Les femmes sont également les principales victimes de tentatives d’homicides.
Le Canton de Vaud s’engage à plusieurs niveaux pour prévenir et combattre la violence domestique et sexuelle. Chaque année, un nombre toujours plus élevé de personnes franchissent le pas difficile de demander de l’aide et recourent aux différentes prestations. Les données de l’observatoire de la violence domestique recensent les appels, les consultations et les démarches auprès des différentes institutions, qui témoignent d’un besoin constant de protection et d’accompagnement multidisciplinaire. A ces personnes, il faut ajouter toutes celles qui endurent en silence et qui ne font appel à aucune aide institutionnelle.
Sources
Pour en savoir plus
- Trouver de l’aide ou du soutien
- Observatoire de la violence domestique
- Page BEFH, Violence domestique
- Catalogue d'infractions des trois concepts de violence (OFS)
- Page Statistique Vaud, Criminalité
- Page OFS Criminalité et droit pénal
- Page OFS Violence sexualisée
- Page OFS Criminalité numérique
- LAVI - Chiffres-clés 2025
- Loi fédérale
portant révision du droit pénal en matière sexuelle - Loi cantonale d'organisation de la prévention et de la lutte contre la violence domestique (LOVD)
- Code pénal suisse
Contacts
Bureau de l'égalité entre les femmes et les hommes
Rue Caroline 11
1014 Lausanne
+41 21 316 61 24
info.befh(at)vd.ch